De nombreux propriétaires découvrent des fissures et s’inquiètent de la solidité de leurs fondations, surtout lorsqu’ils envisagent d’agrandir leur maison.
Par exemple, des fissures persistantes dans un garage peuvent être causées par les argiles gonflantes ou la sécheresse, par l’enracinement d’un arbre proche, ou encore par des fondations trop superficielles. Ces phénomènes font que le sol se soulève ou s’affaisse par endroits, craquelant alors les maçonneries.
Dans ce contexte, un simple coffrage en béton ou l’abattage d’un arbre – comme recommandé par un expert lors d’une vente – ne suffit souvent pas. Il est alors impératif de faire appel à un ingénieur géotechnicien pour diagnostiquer la nature du sol et la profondeur réelle des fondations.
Les causes courantes de fissures

Par nature, les sols argileux soumis aux cycles humide/sec se déforment (retrait-gonflement) et créent des fissures pouvant traverser la structure. D’autres causes possibles incluent des défauts de construction ou un tassement différentiel dû à un remblai mal compacté. Les fissures en escalier ou verticales près des arbres sont particulièrement évocatrices d’un sol argileux affecté par la sécheresse.
Dans le cas cité, le maçon suspecte une absence de fondations adaptées : c’est un cas typique où l’étude de sol géotechnique est indispensable.
Une maison construite sur un sol argileux (photo) peut voir ses murs se fissurer lorsque le terrain se contracte en période sèche.
Ces fissures sont le signe d’un sol qui a évolué (tassements, gonflements) et indiquent souvent que les fondations existantes méritent d’être vérifiées.
L’étude de sol G5 : diagnostiquer les fissures existantes

Lorsque des fissures importantes apparaissent, Geo2Mo recommande une mission G5 (diagnostic géotechnique) pour en identifier la cause.
La mission G5 est une étude ponctuelle réalisée après un sinistre (ou en prévision de travaux) et qui porte exclusivement sur les éléments géotechniques du bâtiment. Elle inclut en général des sondages sur site (forages, essais à la presse, mesures de niveau…) et des analyses en laboratoire afin de caractériser précisément le sol et les fondations existantes.
Geo2Mo souligne que « la mission d’étude de sol G5 est incontournable pour comprendre les causes géotechniques de la fissuration d’un bâtiment et définir le type de réparation adaptée ».
Par exemple, en présence d’argiles gonflantes, l’étude déterminera si les fondations doivent être reprises (micropieux, injection de résine, etc.) pour « éradiquer la cause de la fissuration ».
Dans les maisons anciennes sans plan, on réalise souvent une reconnaissance de fondations (coupe ou sondage au droit des murs) pour en mesurer la profondeur et la taille.
Le rapport G5 final propose alors des recommandations concrètes : renforcement ponctuel, étaiement temporaire, ajustement de fondations… Ces préconisations ne sont pas contraignantes mais fortement conseillées pour stabiliser la structure.
Quand réaliser une G5 ?
Idéalement avant toute réhabilitation ou agrandissement. Le diagnostic géotechnique G5 permet de collecter des données précises (nature des sols, profondeur de la nappe, présence de remblais) avant de modifier le bâti.
En pratique, Geo2Mo conseille d’y recourir dès la phase de conception d’un projet de rénovation ou d’extension : ainsi, on peut adapter les plans en fonction des caractéristiques du sol, et minimiser les risques géotechniques au bon moment.
Pourquoi une étude de sol avant extension de maison ?
Lorsqu’on projette d’agrandir une maison individuelle, il ne suffit pas d’extrapoler les fondations existantes. Geo2Mo propose une étude pour extension de maison individuelle (couvrant les mêmes principes géotechniques) pour évaluer le sol sous la future extension. Ce cas est particulier : le nouvel ouvrage doit « interagir harmonieusement avec la construction existante » sans la déstabiliser.
Parmi les principaux enjeux, on compte :

- Tassements différentiels : si l’extension repose sur un sol de nature différente (remblai meuble, nappe variable, etc.), elle peut s’enfoncer plus ou moins que la maison d’origine. Cela se traduit souvent par des fissures au raccord entre les deux parties, ou par une sollicitation accrue de la structure existante.

- Sous-oeuvre mal anticipé : les travaux d’excavation à proximité des fondations anciennes peuvent fragiliser le bâtiment. Sans étude, on risque d’ébouler le sol ou d’abaisser accidentellement les pieds du bâti initial. Geo2Mo peut préconiser alors un étaiement ou une paroi provisoire.

- Fondations inadaptées : une étude préalable permet de dimensionner correctement les nouvelles fondations. Sinon, on peut choisir trop superficiellement (risque d’affaissement) ou trop profondément (surcoût inutile). Par exemple, sans étude, on aurait pu creuser une semelle à 50 cm alors qu’un sol argileux exige 1,50 m ou l’usage de micropieux.

- Conformité réglementaire : dans de nombreuses communes, la loi ELAN impose aujourd’hui une étude de sol en zones à risque (notamment argileuses). Déposer un permis d’extension sans l’étude géotechnique requise peut conduire à son rejet ou compliquer l’indemnisation en cas de sinistre.
Sur un chantier d’extension, de nombreux renforts (fers, micropieux, semelles) peuvent être posés après une étude de sol. L’image ci-dessus illustre un chantier où le terrassement et le ferraillage ont été réalisés en suivant les recommandations géotechniques. Grâce à ces investigations, on s’assure que la nouvelle structure et l’ancienne restent stables et solidaires.
En synthèse, l’étude de sol (qu’il s’agisse d’une mission G5 pour sinistre ou d’une étude spécifique d’extension) est une assurance de sécurité et de coûts maîtrisés.
Geo2Mo dispose d’une équipe certifiée pour effectuer ce diagnostic, avec plus de 500 études de sol réalisées.
Nous recommandons à tout propriétaire d’extension de maison de solliciter un devis afin d’intégrer la géotechnique dès la conception du projet.
Une visite de site permettra de confirmer les besoins (diagnostic de l’existant, forages, etc.) et de chiffrer précisément la mission G5 ou l’étude d’extension nécessaire.