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Logiciel géotechnique gratuit (2026) : 10 options + limites (EL/FEM, talus, fondations)

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Tableau récapitulatif : options “gratuites” et limites (France)

BesoinOption (exemples)EL/FEMType de “gratuit”Recommandé si…À éviter si…
Stabilité de talus (FS)Freeware talus (ex. HYRCAN)ELGratuit totalpré‑dimensionnement / apprentissageeau complexe, phasage, avoisinants sensibles
Portance / tassements EC7Calculateurs web + feuilles de calculELGratuit total / openordre de grandeur + variantesbesoin de rapport “audit-ready”
Renforcement géosynthétiquesOutils éditeurs “free to use” (ex. Tensar+)ELFreemium cloudcas cadrés, design rapidehors périmètre produit / justificatif multi‑scénarios
Fondations/murs/pentes rapidesApps cloud (ex. Rischio)ELFreemium (compte gratuit)calculs rapides, itérationsexports/rapports limités, modules payants
FEM pour apprendreFEM “freeware” (ex. ADONIS)FEMGratuit totalcomprendre maillage/CLphasage réaliste + calibration avancée
FEM “industrie”Versions LE / Student (PLAXIS, GeoStudio…)FEM/ELLicence étudiantformation “proche BET”usage commercial / modèles trop gros
Suite pro (production)Logiciels commerciaux (PLAXIS, GeoStudio, Geo5…)EL/FEMEssai 15–30 jtrancher vite sur un cas réelsi vous n’avez pas les données prêtes

À retenir : en France, un outil gratuit peut servir… mais vos hypothèses, paramètres et coefficients (Eurocode 7 / NF P 94‑500) doivent rester traçables et reproductibles.

Vous tapez logiciel géotechnique gratuit parce que vous voulez calculer vite, sans licence coûteuse. En pratique, le “gratuit” se décline en 5 familles : freeware, open‑source, freemium cloud, licences étudiant, essais 15–30 jours.
Objectif de cette page : vous aider à choisir le bon niveau d’outil (EL vs FEM) et à savoir quand passer au payant ou se faire accompagner.

Pour qui ?

  • Étudiant / junior : apprendre les bons réflexes (données → hypothèses → validation), même avec une version limitée.
  • BET géotechnique : sécuriser une note (ou une pré‑note) malgré un budget outil serré.
  • MOE / entreprise : éviter de confondre “calcul rapide” et “justification acceptable” (et savoir quand demander une revue).

Quel “logiciel géotechnique gratuit” existe vraiment en 2026 ?

Le premier piège, c’est la définition : beaucoup de pages annoncent “gratuit” alors qu’il s’agit d’un freemium, d’une version étudiant, ou d’un essai. Pour bien trier, posez-vous 3 questions simples :

  1. 0€ : puis-je calculer sans payer sans échéance ?
  2. Livrable : puis-je produire une note exploitable (hypothèses, unités, coefficients, résultats) ?
  3. Reproductibilité : puis-je refaire le calcul plus tard (même version, mêmes options) ?

Gratuit total vs freemium vs essai vs étudiant : quelles différences ?

  • Freeware : installation locale, gratuit durable. Très utile pour apprendre et faire des contre‑calculs.
  • Open‑source : flexible, mais demande souvent plus de mise en place et de validation (et un “packaging” rapport à construire).
  • Freemium cloud : rapide, mais exports/rapports et modules avancés peuvent être payants.
  • Étudiant / LE : excellent pour se former, rarement suffisant pour “livrer” en BET.
  • Trial : la meilleure façon d’évaluer un outil pro sur un cas concret (si vous arrivez préparé).

Quels sont les meilleurs logiciels gratuits pour la stabilité de talus ?

Si vous cherchez surtout un facteur de sécurité (FS), les outils EL “talus” sont souvent les plus rentables à 0€ :

  • compréhension des mécanismes de rupture (surfaces critiques),
  • comparaison d’hypothèses (drainé/non drainé, surcharge, niveau d’eau),
  • pré‑dimensionnement et itérations rapides.

Bon réflexe BET : faites au moins deux scénarios : court terme (non drainé si pertinent) et long terme (drainé), puis encadrez l’effet de l’eau (niveau piézo haut/bas).

Quand un freeware suffit (FS) et quand devient‑il risqué ?

Un freeware suffit souvent si : géométrie simple, chargement simple, objectif “ordre de grandeur”.
Il devient risqué si :

  • l’eau pilote le mécanisme (nappe fluctuante, drainage incertain),
  • vous avez des phases (terrassement par étapes, excavation),
  • des avoisinants imposent des critères de déplacement,
  • vous devez justifier des actions sismiques (même en pseudo‑statique, il faut cadrer).
    Dans ces cas, gardez l’EL pour cadrer, puis basculez vers FEM / outil pro / relecture.

Existe-t-il un logiciel FEM géotechnique gratuit utilisable en pratique ?

Oui, mais il faut distinguer apprendre et produire :

  • Pour apprendre : un FEM gratuit peut suffire à comprendre maillage, conditions aux limites et interprétation.
  • Pour produire : la difficulté est moins le calcul que la calibration, le phasage et la traçabilité (ce que vous présenterez à un relecteur).

FEM open-source vs outils “research” : que faut-il prévoir ?

En FEM, prévoyez du temps pour :

  • choisir une loi de comportement cohérente avec vos essais (et accepter qu’un modèle “simple” soit parfois plus robuste),
  • définir un domaine, un maillage et des conditions aux limites qui ne “biaisent” pas la réponse,
  • régler les états initiaux (contraintes en place, K0) et les conditions de drainage,
  • documenter des sensibilités (eau, paramètres, frontières).
    Sans cela, le risque est un résultat “propre” mais non défendable.

Quels outils gratuits pour fondations, tassements et portance (Eurocode 7) ?

Beaucoup de besoins courants peuvent être adressés par un calcul EL bien structuré :

  • portance / contraintes de contact,
  • tassement (au moins en première approche),
  • pré‑dimensionnement de semelles/radier simples (avec prudence),
  • vérifications rapides en phase avant‑projet.

En France, gardez en tête la logique “dossier” : distinguer états limites ultimes (sécurité) et états limites de service (déformations), et expliquer vos choix de coefficients et d’approche de calcul plutôt que de les laisser “par défaut”.

Calculateurs web / feuilles de calcul : quels bons usages et quels pièges ?

Bons usages : ordre de grandeur, variantes, préparation d’un modèle plus riche, vérification croisée.
Pièges : coefficients appliqués sans lien avec votre contexte, unités/conventions, absence de rapport. En BET, construisez votre fiche hypothèses et archivez la version de l’outil/feuille utilisée.

Quelles versions étudiant gratuites pour apprendre Plaxis / GeoStudio ?

Les accès “Education/Student” sont souvent la voie la plus réaliste pour manipuler des workflows proches de la pratique :

  • interface et résultats comparables à des suites pro,
  • cas d’école (talus, excavation simple, interaction sol‑structure basique),
  • progression rapide pour un junior.

Que permettent réellement les versions “LE / Student mode” ?

En général, elles limitent : taille du modèle, modules avancés, usage commercial et parfois exports.
Plan d’apprentissage efficace (sans se disperser) :

  1. un talus (FS + déplacements),
  2. une excavation (phasage),
  3. une interaction sol‑structure (mur, fondation).
    Conclusion : très bien pour se former et prototyper, mais à encadrer sur un dossier réel.

Comment obtenir une version d’essai (trial) des logiciels pro (Plaxis, etc.) ?

Un trial est pertinent si vous avez un projet réel mais que vous hésitez à investir dans une licence. Le vrai test n’est pas “est-ce que ça s’installe ?” mais “est-ce que je peux produire un livrable”.

Que peut-on tester en 15–30 jours et comment s’organiser ?

  • choisir 1 cas (ex. soutènement urbain) plutôt que “tout tester”,
  • préparer données (stratigraphie, eau, paramètres, charges, phasage),
  • définir sorties attendues (FS, déplacements, efforts, pressions),
  • faire 2–3 sensibilités et une mini note interne.

Astuce : ne gaspillez pas la semaine 1 en installation. Bloquez tout de suite une fenêtre “modèle 0 → résultats” (même imparfaite), puis améliorez.

Quel outil gratuit choisir selon votre cas : talus, soutènement, excavation, tunnel ?

Cherchez le meilleur compromis entre temps, risque et livrable :

  • Talus simple (FS) : freeware EL + contre‑calcul.
  • Fondations simples : calculateurs EC7 + feuille structurée.
  • Soutènements / parois : EL au pré‑dimensionnement, FEM dès que phasage/avoisinants dominent.
  • Excavation urbaine / tunnel : FEM quasi incontournable.

Côté MOE/entreprise : si votre objectif est une estimation (variantes, budget, planning), un freemium peut suffire. Si votre objectif est une justification d’exécution, vous aurez besoin d’un workflow rapport/traçabilité (pro ou accompagné).

Besoin de dimensionner un ouvrage de soutènement ? Consultez Dimensionnement de soutènements et de parois.

Équilibre limite (EL) vs FEM : comment décider sans sur-modéliser ?

La bonne question : quel niveau de modèle répond à la question d’ingénierie ?

  • EL : stabilité (FS), pré‑dimensionnement, contre‑calculs rapides, hypothèses lisibles.
  • FEM : déplacements, interaction sol‑structure, phasage, lois de sol plus riches.

Déclencheurs typiques de FEM (même en 2D) :

  • exigence de déplacement admissible (service),
  • phasage de terrassement / soutènement provisoire,
  • interaction (rigidité structure, interfaces),
  • contrastes de rigidité (couches très différentes).
    Règle pratique : démarrez en EL pour cadrer, puis passez en FEM quand la question devient “combien ça bouge, quand, et avec quelles phases”.

Quelles données minimales faut-il avant d’ouvrir un logiciel (gratuit ou non) ?

Un logiciel ne compense pas un manque de données. Avant de modéliser, verrouillez au minimum sol / eau / charges / phasage.

Avez-vous le check “sol / eau / charges / phasage” ?

BlocMinimum “pratique”À clarifier en priorité
Solstratigraphie + paramètres cohérents (plage)domaine drainé/non drainé, dispersion
Eau1 scénario sec + 1 défavorableligne piézo, drainage, variations
Chargescas principaux + combinaisonszones de charge, surcharges, phases
Phasage2–3 phases clésséquence, temps, conditions aux limites

Pour cadrer les paramètres, basez-vous sur une campagne d’essais adaptée (ressource : Les essais géotechniques : in situ et labo).

Quelles erreurs fréquentes avec les logiciels gratuits (unités, drainage, paramètres) ?

Les erreurs “classiques” sont rarement liées au prix du logiciel :

  • unités et conventions (kPa/MPa, kN/m, axes, signes),
  • eau mal représentée (drainage imposé, ligne piézo incohérente),
  • paramètres hors domaine (E trop élevé, cu utilisé à tort),
  • frontières/maillage (FEM) : domaine trop petit, appuis trop rigides, maillage trop grossier près des singularités,
  • états initiaux (FEM) : contraintes en place incohérentes, K0 non maîtrisé,
  • interfaces : résistance interface “optimiste” et glissement sous‑estimé,
  • interprétation : confondre stabilité (EL) et service (déplacements).

Mini test : faites varier un seul paramètre (ex. niveau d’eau). Si la tendance n’est pas logique, vous avez un problème de modèle.

Comment valider un résultat : règles d’ordre de grandeur + contre-calcul EL ?

Pour rendre vos résultats crédibles :

  1. vérifiez les ordres de grandeur (contraintes, tassements, pressions),
  2. faites un contre‑calcul EL même si votre étude est en FEM,
  3. testez 2–3 sensibilités (eau, paramètres, surcharge),
  4. reliez les résultats aux tolérances du projet (déplacements admissibles, voisinage),
  5. si possible : une relecture paire (même rapide) pour casser les biais.

Quels livrables sont attendus sur un dossier sérieux (traçabilité, rapport, hypothèses) ?

Sur un dossier “revu” (BET, MOE, bureau de contrôle), on attend :

  • hypothèses (sol/eau/charges/phasage) + limites,
  • origine des paramètres (essais, corrélations, prudences),
  • méthode (EL/FEM, modèles, coefficients Eurocode 7),
  • résultats exploitables (FS, déplacements, efforts, tassements),
  • fichiers/exports permettant la reproductibilité.

Repère pratique : plus l’enjeu augmente, plus vous devez expliciter le raisonnement, pas seulement l’écran de résultats.
Si vous devez cadrer une mission, les pages internes Étude de sol obligatoire : loi ELAN et Bien comprendre une étude de sol G2 : AVP vs PRO peuvent aider à parler le même langage que les intervenants.

Quand passer au payant : quels signaux (complexité, phasage, avoisinants, 3D) ?

Envisagez du payant (ou une assistance) si vous cochez plusieurs points :

  • enjeu élevé (avoisinants, sécurité, dommages),
  • phasage ou consolidation/drainage,
  • critères de déplacements/servitude,
  • géométrie complexe ou besoin 3D,
  • relecture externe nécessaire, ou délai très court,
  • vous passez plus de temps à “rattraper” l’outil qu’à concevoir.

Combien coûtent les solutions pro et quelles alternatives si budget limité ?

La comparaison utile n’est pas seulement “prix licence”, mais temps + risque :

  • coût d’apprentissage (formation, modèles types),
  • coût d’itérations (sensibilités, variantes, phasage),
  • coût de relecture (interne/externe) et de justification.
    Pour recaler vos arbitrages côté études, voir Combien coûte une étude de sol ? (G1 à G5).

Achat licence vs prestation externe vs validation de modèle : que choisir ?

  • Licence : si vous avez un volume récurrent + process interne.
  • Prestation externe : si le besoin est ponctuel ou critique.
  • Validation de modèle : si vous gardez votre outil (gratuit ou non) mais voulez sécuriser hypothèses, paramètres et cohérence (sans repartir de zéro).

Décision : outil gratuit, trial, ou accompagnement Geo2mo — que choisir ?

Enjeu faible (pré‑étude)Enjeu critique (avoisinants / sécurité)
Complexité faibleGratuit/freemium + contre‑calcul ELGratuit seulement avec validation renforcée + revue
Complexité élevéeTrial ou pro si récurrentPro + process + (souvent) relecture/accompagnement

Ressources : quelles checklists et workflows utiliser en BET français ?

Pour gagner du temps (et éviter les oublis), gardez 3 routines :

  • Fiche hypothèses (sol/eau/charges/phasage) + versionnage des fichiers.
  • Double calcul : EL pour cadrer + FEM (si nécessaire) pour déplacement/phasage.
  • Sensibilités minimales : eau + paramètres clés + frontière/maillage (en FEM).

Workflow court (exécutable en interne) :

  1. cadrer la question (stabilité ? déplacement ? interaction ?),
  2. fixer 2 scénarios d’eau,
  3. sortir un EL “cadre”,
  4. décider si FEM est nécessaire,
  5. produire une note lisible (hypothèses → calcul → validation → limites).

FAQ : “Plaxis gratuit ? GeoStudio gratuit ?” + “un logiciel remplace-t-il une étude de sol ?”

Un logiciel géotechnique gratuit est-il acceptable pour un bureau de contrôle ?

Parfois, si la méthode est adaptée et que votre dossier est traçable (hypothèses, paramètres, coefficients, sensibilités). Le frein principal est souvent le livrable “audit‑ready”, pas le calcul.

Plaxis est-il gratuit ?

On trouve des accès “étudiant/education” et des essais. Pour un usage BET, utilisez surtout l’essai pour évaluer le workflow, puis basculez vers une solution pro ou un accompagnement.

GeoStudio est-il gratuit ?

Il existe des modes “student” et des essais selon les offres. Vérifiez toujours les limitations (exports, modules, taille de modèle) avant de baser un dossier dessus.

Quelle différence entre EL et FEM pour un talus ?

EL donne surtout un FS et une surface critique. FEM ajoute les déformations et le phasage (au prix de plus de paramètres et de validation).

Puis-je faire une mission G2/G5 avec un outil gratuit ?

Un outil ne remplace pas les données, la compétence, ni les livrables attendus. Sur une mission G2/G5, la question est : pouvez‑vous produire un dossier défendable et reproductible ? Sinon, passez au pro ou faites valider.

Quelles données minimales pour éviter un modèle “joli mais faux” ?

Stratigraphie + paramètres cohérents, scénarios d’eau, charges/combinaisons, et phasage minimal. Sans ces quatre blocs, vous faites une simulation décorative, pas une justification.

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Mieux comprendre l'étude de Sol : FAQ SUR L’Expertise Geo2mo

La stabilité et la pérennité de toute construction commencent par une étude de sol approfondie. Cette étape cruciale permet d’identifier la nature du terrain, ses contraintes et ses risques, afin de concevoir des fondations sûres et durables. En confiant cette mission à un expert, vous prévenez les fissures, tassements ou autres désordres structurels coûteux sur vos bâtiments.

Geo2mo est un bureau d’ingénierie géotechnique reconnu qui accompagne les porteurs de projets à travers toute la France. Fort de plus de 500 études de sol réalisées, nos ingénieurs géotechniciens diplômés analysent votre terrain en amont de vos travaux. Nous intervenons pour tout type de projet : vente de terrain, construction de maison individuelle, bâtiment industriel ou réalisation d’une infrastructure routière. Notre approche allie investigations de terrain (sondages, tests in situ) et analyses en bureau d’étude pour vous fournir des préconisations optimisées. En choisissant Geo2mo, vous sécurisez vos fondations et mettez toutes les chances de votre côté pour la réussite de votre projet.

Une étude de sol (ou étude géotechnique) consiste à analyser les caractéristiques d’un terrain avant un projet de construction, afin d’anticiper les risques d’origine géologique. En France, ces études sont encadrées par la norme NF P 94-500, qui définit cinq missions géotechniques standard (missions G1 à G5). Celles-ci couvrent toutes les phases d’un projet, de l’analyse préliminaire du site jusqu’au diagnostic sur ouvrage existant. À travers des sondages, des analyses en laboratoire et des calculs spécialisés, l’étude de sol identifie la nature du sol, la présence éventuelle d’eau souterraine, les zones instables (argiles gonflantes, cavités, etc.) et détermine les contraintes à respecter pour la conception des fondations. Réaliser une étude de sol est indispensable pour assurer la faisabilité et la sécurité de tout projet de construction ou d’aménagement.

Depuis 2020, la réglementation française rend l’étude de sol obligatoire dans certains cas. En particulier, la loi ELAN impose la réalisation d’une étude géotechnique mission G1 avant la vente de tout terrain constructible situé en zone à risque d’argiles (phénomène de retrait-gonflement). De plus, pour obtenir un permis de construire et assurer la conformité de votre projet, une étude de sol appropriée est vivement recommandée, voire exigée, notamment pour les maisons individuelles et lotissements. Ces obligations visent à prévenir les sinistres graves liés à un sol mal connu. En effet, négliger l’étude de sol peut entraîner des dommages coûteux (fondations qui s’enfoncent, fissures structurelles, glissement de terrain) alors qu’un diagnostic préalable permet de construire en toute sécurité et durabilité. En résumé, l’étude de sol est non seulement un gage de sécurité, mais aussi une exigence légale pour bâtir sereinement.

  1. Analyse documentaire : Collecte d’informations existantes sur le site, telles que les cartes géologiques, les études antérieures et les données environnementales.
  2. Investigations de terrain : Réalisation de sondages, de forages et d’essais in situ pour prélever des échantillons de sol et mesurer ses propriétés physiques et mécaniques.
  3. Essais en laboratoire : Analyse des échantillons prélevés pour déterminer des paramètres tels que la granulométrie, la plasticité, la perméabilité et la résistance du sol.
  4. Interprétation des résultats : Évaluation des données recueillies pour identifier les risques géotechniques et formuler des recommandations adaptées au projet de construction.

Le coût d’une étude de sol varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que la nature du terrain, la complexité du projet, l’accessibilité du site et l’étendue des investigations nécessaires. En règle générale, le coût représente environ 1 % du montant total du projet de construction.

Selon l’article R112-8 du Code de la construction et de l’habitation, une étude de sol est valable pendant 30 ans, à condition qu’aucun remaniement du sol n’ait été effectué sur le terrain durant cette période.

Ne pas réaliser d’étude de sol expose le projet à des risques significatifs, tels que :

  • Fissurations : Apparition de fissures dans les murs et les fondations dues à des tassements différentiels ou à des mouvements du sol.
  • Affaissements : Déformations ou affaissements de la structure résultant d’une mauvaise adaptation des fondations aux caractéristiques du sol.
  • Coûts supplémentaires : Dépenses imprévues pour des travaux de réparation ou de renforcement, voire la nécessité de reconstruire certaines parties de l’ouvrage.

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