Comment comparer deux devis d’étude de sol G2 ?
Deux devis d’étude de sol G2 ne se comparent pas uniquement sur leur montant total. Avant de regarder le prix, vérifiez qu’ils portent sur la même phase de mission, le même projet, un programme d’investigations comparable et des livrables équivalents.
Un devis à 2 000 € prévoyant une G2 AVP, deux sondages et un rapport de recommandations ne correspond pas nécessairement à une offre à 2 800 € incluant une phase PRO, des essais complémentaires, des calculs et une assistance au bureau d’études structure. Les deux prestataires ne vendent tout simplement pas la même prestation.
À retenir : commencez par comparer le périmètre technique. Reconstituez ensuite le coût réel en ajoutant les options nécessaires, les prestations exclues et les éventuels mètres de sondage supplémentaires.
La norme NF P94-500 définit les différentes missions d’ingénierie géotechnique, leur contenu, leurs limites et leur enchaînement. Elle encadre également les prestations d’investigations nécessaires à leur réalisation. Elle ne transforme toutefois pas une mission G2 en produit standard identique chez tous les prestataires : le programme doit rester adapté au projet et au terrain. (Boutique AFNOR)
Pour comprendre ce que doit produire une mission de conception, consultez également notre page consacrée à l’étude géotechnique G2.
Pourquoi deux devis G2 ne sont-ils pas directement comparables ?

L’intitulé « étude de sol G2 » ne suffit pas à définir précisément une prestation. Quatre différences peuvent modifier fortement le contenu et le prix d’une offre.
La première concerne la phase de la mission. Une G2 AVP n’a pas le même objectif qu’une G2 PRO ou qu’une G2 DCE/ACT.
La deuxième concerne les ouvrages étudiés. Une maison seule, une maison avec garage et piscine, ou un projet comprenant un sous-sol et des murs de soutènement ne nécessitent pas le même travail.
La troisième concerne les investigations. Le nombre de points, leur emplacement, la technique utilisée, les profondeurs et les essais de laboratoire peuvent varier.
La quatrième concerne les prestations périphériques : accès de la machine, déclarations de réseaux, remise en état, évacuation des déblais, échanges avec le BET structure ou modification du rapport après évolution du projet.
Avant toute comparaison, posez donc ces quatre questions :
| Question préalable | En cas de réponse négative |
|---|---|
| Les deux offres portent-elles sur la même phase G2 ? | Demander une reformulation du devis |
| Étudient-elles exactement les mêmes ouvrages ? | Faire compléter le périmètre |
| Prévoient-elles des investigations aux objectifs comparables ? | Demander la justification du programme |
| Incluent-elles les mêmes frais et livrables ? | Recalculer un coût réellement comparable |
Les 10 éléments à vérifier dans un devis d’étude de sol G2

1. Phase AVP, PRO ou DCE/ACT
Le premier contrôle porte sur l’intitulé exact de la mission.
La G2 AVP intervient au stade de l’avant-projet. Elle permet notamment de comparer ou d’orienter les solutions géotechniques et de fournir les premières hypothèses nécessaires à la conception.
La G2 PRO affine et justifie la solution retenue au stade projet, sur la base de plans, de niveaux et de charges plus aboutis.
La G2 DCE/ACT accompagne la préparation des documents de consultation et, selon le contrat, l’analyse des offres des entreprises.
Ces phases suivent l’avancement de la conception ; elles ne sont pas interchangeables. Le schéma de référence du Comité français de mécanique des sols place successivement la G2 AVP, la G2 PRO puis la G2 DCE/ACT en cohérence avec les phases de maîtrise d’œuvre.
Une formulation telle que « mission G2 complète » reste ambiguë lorsqu’elle ne précise pas les phases réellement incluses. Vérifiez donc :
- la ou les phases commandées ;
- les phases seulement proposées en option ;
- les informations nécessaires pour lancer la phase suivante ;
- la nécessité éventuelle d’un nouveau devis si le projet évolue.
Une G2 AVP correctement cadrée peut être adaptée au stade d’un projet. Elle ne doit simplement pas être présentée comme l’équivalent contractuel d’une G2 PRO ou d’une G2 DCE/ACT.
2. Projet et ouvrages réellement étudiés
Le devis doit décrire le projet servant de base à l’offre. Pour une maison individuelle, il peut être nécessaire de distinguer :
- le bâtiment principal ;
- le garage accolé ou indépendant ;
- les terrasses et dallages extérieurs ;
- la piscine ;
- les murs de soutènement ;
- les accès et plateformes ;
- un dispositif d’infiltration des eaux pluviales ;
- l’interaction avec une construction existante.
Un devis limité à « construction d’une maison » peut ne pas couvrir le mur de soutènement visible sur les plans, la piscine envisagée ultérieurement ou l’extension d’un bâtiment existant.
Vérifiez également la solution de plancher envisagée : dallage sur terre-plein, plancher porté, vide sanitaire ou sous-sol. Les problématiques étudiées ne sont pas identiques.
Le périmètre doit être écrit. Une promesse orale indiquant qu’un ouvrage « sera regardé au passage » ne vaut pas une inclusion contractuelle.
3. Documents d’entrée et hypothèses retenues
Le prestataire doit indiquer les documents utilisés pour établir son devis et, ensuite, son étude :
- plan cadastral ou plan de situation ;
- plan de masse avec implantation du projet ;
- plans et coupes du bâtiment ;
- niveaux du terrain et du projet ;
- étude topographique ;
- descentes de charges, si disponibles ;
- étude G1 ou anciens rapports géotechniques ;
- informations sur les constructions voisines ;
- plans de réseaux ;
- photographies des accès.
Lorsque certains documents ne sont pas disponibles, le devis devrait présenter clairement les hypothèses provisoires retenues.
Par exemple, une offre établie sans coupe du projet peut supposer l’absence de sous-sol. Si un niveau enterré apparaît ensuite, le programme d’investigations et l’analyse devront probablement être revus.
Demandez également ce qui se passe en cas de modification du projet : simple mise à jour, avenant forfaitaire ou nouvelle mission.
4. Nombre, type et profondeur des sondages
Il n’existe pas de nombre universel de sondages permettant, à lui seul, de garantir la qualité d’une G2. Le programme dépend notamment de l’emprise du projet, des différences de niveau, des charges, de la variabilité présumée des terrains et des ouvrages géotechniques à concevoir.
Le devis doit néanmoins préciser :
- le nombre prévisionnel de points ;
- leur répartition ou leur principe d’implantation ;
- le type de sondage ;
- les profondeurs recherchées ;
- les conditions d’arrêt ;
- la conduite à tenir en cas de refus prématuré.
Un pénétromètre, un sondage pressiométrique, un carottage ou une fouille de reconnaissance ne produisent pas les mêmes informations. La question utile n’est donc pas seulement « combien de sondages ? », mais à quelle question technique répond chaque investigation ?
Pour les profondeurs, vérifiez la différence entre :
- une profondeur cible ;
- une profondeur maximale comprise dans le forfait ;
- un arrêt au refus ;
- un arrêt après reconnaissance d’un horizon jugé suffisamment compétent ;
- une facturation au mètre supplémentaire.
La mention « sondages jusqu’à 8 mètres ou au refus » mérite, par exemple, une précision sur les conséquences d’un refus à faible profondeur. Sera-t-il interprétable ? Un autre type de sondage sera-t-il proposé ? À quel prix ?
5. Essais in situ, essais de laboratoire et livrables bruts
Le devis doit dissocier, autant que possible, les sondages des essais réalisés au sein de ceux-ci.
Selon le projet, l’offre peut prévoir des essais pressiométriques, pénétrométriques, hydrauliques ou d’autres mesures in situ. Elle peut également inclure des prélèvements et des analyses de laboratoire : teneur en eau, granulométrie, limites d’Atterberg, valeur au bleu, essais de compressibilité ou autres essais adaptés à la problématique.
Tous les projets ne nécessitent pas la même campagne de laboratoire. L’absence d’un essai n’est donc pas automatiquement un défaut. En revanche, une ligne « analyses si nécessaire » est insuffisamment claire lorsqu’elle ne précise ni qui prend la décision, ni les quantités prévues, ni le tarif applicable.
Contrôlez la présence des livrables factuels :
- plan d’implantation des investigations ;
- coupes ou logs des sondages ;
- feuilles de résultats des essais ;
- résultats du laboratoire ;
- photographies utiles ;
- cotes ou altitudes des points, lorsque nécessaires.
Ces pièces permettent de comprendre sur quelles données repose l’interprétation géotechnique.
6. Analyses géotechniques effectivement comprises
Deux prestataires peuvent proposer une campagne terrain proche tout en produisant des analyses très différentes.
Le devis devrait préciser les objets étudiés, par exemple :
- solutions de fondations envisageables ;
- niveaux d’assise ;
- contraintes ou résistances de calcul ;
- tassements attendus et tassements différentiels ;
- dispositions relatives aux terrassements ;
- conditions de réemploi ou d’évacuation des matériaux ;
- conception de la plateforme ou du dallage ;
- gestion des eaux ;
- stabilité des talus ;
- soutènements ;
- interaction avec les avoisinants ;
- dispositions particulières liées aux remblais ou aux sols sensibles.
Une étude portant uniquement sur les fondations du bâtiment ne couvre pas automatiquement la stabilité d’un talus situé en limite de parcelle.
Vérifiez aussi l’interface avec le BET structure. La mission G2 fournit des données et préconisations géotechniques ; elle ne remplace pas nécessairement les plans d’exécution, le ferraillage ou l’ensemble du dimensionnement structurel. Le devis doit expliquer clairement où s’arrête la mission du géotechnicien et où commence celle de l’ingénieur structure.
7. Eau, aléas et risques géotechniques résiduels
La présence d’eau peut modifier les terrassements, la stabilité des fouilles, le drainage ou la conception d’un sous-sol. Le devis doit indiquer ce qui est réellement prévu :
- simple observation lors des sondages ;
- pose d’un tube ou d’un piézomètre ;
- relevé unique ;
- suivi sur une certaine durée ;
- essai de perméabilité ;
- analyse hydrogéologique distincte.
Une venue d’eau observée le jour du sondage constitue une information datée. Elle n’est pas équivalente à un suivi piézométrique permettant d’apprécier des variations dans le temps.
Le rapport attendu doit également identifier les incertitudes restantes et les suites recommandées : investigations complémentaires, phase G2 suivante, contrôle des fouilles, adaptation en chantier ou missions G3 et G4.
Un devis sérieux ne promet pas de supprimer toute incertitude. Il explique comment celle-ci sera réduite et gérée.
8. Contenu du rapport et documents exploitables par la conception
La mention « remise d’un rapport » est trop générale. Demandez si le document comprendra notamment :
- une synthèse du contexte du site ;
- le modèle géologique et géotechnique retenu ;
- les hypothèses de calcul ;
- les paramètres géotechniques ;
- l’analyse des solutions envisageables ;
- les préconisations de fondations et de terrassements ;
- les dispositions liées aux eaux ;
- les précautions de chantier ;
- les limites de la mission ;
- les risques résiduels ;
- les annexes de sondages et d’essais ;
- les notes de calcul prévues pour la phase concernée ;
- les éléments destinés au DCE, lorsqu’une phase DCE/ACT est commandée.
Vérifiez si le rapport sera signé ou validé par un ingénieur identifié, ainsi que le format de remise : PDF, fichiers de calcul, tableaux de paramètres ou pièces modifiables lorsque cela est prévu.
Le devis peut également préciser si une réunion de restitution ou un échange avec l’architecte, le maître d’œuvre ou le BET structure est inclus.
9. Délais, échanges et reprises du rapport
Distinguez toujours :
- le délai de préparation ;
- la date ou le délai d’intervention sur le terrain ;
- la durée des essais de laboratoire ;
- le délai de remise du rapport après l’intervention ;
- les éventuelles conditions suspendant le planning.
Un engagement du type « intervention sous trois semaines » ne renseigne pas forcément sur la date de remise du rapport.
Vérifiez également le nombre d’échanges compris après livraison. Certaines offres incluent une réunion technique ou une réponse aux questions du BET structure. D’autres facturent toute modification ou tout nouvel avis.
Le devis doit enfin expliquer ce qui est considéré comme une simple correction et ce qui constitue une évolution du projet nécessitant un avenant.
10. Prix forfaitaire, options et tarifs supplémentaires
Le montant total ne devient comparable qu’après reconstitution du périmètre complet.
Contrôlez notamment :
- le prix hors taxes et toutes taxes comprises ;
- les frais de déplacement ;
- les essais de laboratoire ;
- la location ou la mobilisation d’un matériel particulier ;
- les démarches administratives ;
- l’occupation du domaine public ;
- la signalisation ou la gestion de circulation ;
- les mètres de sondage supplémentaires ;
- les nouveaux points rendus nécessaires par un refus ;
- l’immobilisation de l’équipe en cas d’accès impossible ;
- la remise en état ;
- l’évacuation des déblais ou boues ;
- les réunions et modifications du rapport.
Une option n’est pas forcément facultative sur le plan technique. Si un essai indispensable à l’analyse est présenté en option, son montant doit être ajouté pour comparer l’offre à un devis qui l’inclut déjà.
La formule utile est la suivante :
Coût comparable = forfait de base + options nécessaires + prestations exclues à commander séparément + suppléments raisonnablement prévisibles.
Exclusions, accès, réseaux et remise en état

Les exclusions représentent l’une des principales sources d’écart entre deux devis G2.
Accès de la machine
Une sondeuse ne peut pas nécessairement atteindre tous les points dessinés sur un plan. Le prestataire peut avoir besoin :
- d’une largeur ou d’une hauteur minimale de passage ;
- d’un portail démontable ;
- d’une plateforme suffisamment portante ;
- d’une autorisation de traverser une propriété voisine ;
- d’une grue ou d’un moyen de levage ;
- de plaques de roulement ;
- d’un matériel démontable ou porté manuellement.
Demandez les dimensions et contraintes du matériel prévu. Vérifiez également qui doit débroussailler, ouvrir les accès, protéger les revêtements ou obtenir les autorisations.
Réseaux enterrés et aériens
Le devis doit indiquer clairement qui prend en charge :
- la consultation du guichet unique ;
- la déclaration de projet de travaux ;
- la déclaration d’intention de commencement de travaux ;
- le marquage ou piquetage ;
- la localisation des réseaux privés ;
- la transmission des plans disponibles.
La réglementation distingue notamment la déclaration de travaux, réalisée par le responsable du projet, et la DICT, réalisée par l’exécutant des travaux. Une déclaration peut être déléguée à un tiers, mais cette répartition doit être explicitement organisée. Les travaux de sondage à proximité de réseaux sont directement concernés. (Service Public Entreprendre)
Attention : les réseaux privés d’une parcelle peuvent nécessiter des informations ou un repérage spécifiques. Ne supposez pas qu’ils seront tous identifiés par les réponses des exploitants publics.
Remise en état
« Rebouchage des sondages » ne signifie pas nécessairement « remise en état à l’identique ».
Faites préciser le traitement prévu pour :
- la terre végétale ;
- une pelouse ou un jardin paysager ;
- un enrobé ;
- un dallage ;
- des pavés ;
- des revêtements intérieurs ;
- les déblais, boues et eaux de forage.
Un devis peut comprendre le comblement du trou tout en excluant la réfection du revêtement de surface.
Aléas d’intervention
Demandez les conséquences financières d’un point inaccessible, d’un refus prématuré, d’un terrain plus meuble que prévu, d’une contrainte de voisinage ou d’une impossibilité de travailler à l’emplacement initial.
La bonne pratique consiste à faire figurer les prix unitaires avant la commande, et non à les découvrir après l’intervention.
Assurance, qualifications et références

Vérifier les assurances
Demandez une attestation de responsabilité civile professionnelle en cours de validité et, lorsque l’intervention relève de la responsabilité décennale, l’attestation correspondante.
Contrôlez :
- la raison sociale et le numéro d’identification du prestataire ;
- la période de validité ;
- l’activité assurée ;
- le territoire couvert ;
- les éventuelles limites liées au coût ou à la nature de l’opération ;
- le nom de l’assureur.
Les bureaux d’études et ingénieurs-conseils peuvent relever de la responsabilité décennale lorsqu’ils ont la qualité de constructeur dans l’opération. Seuls les travaux ou activités déclarés au contrat d’assurance sont couverts, et l’ouverture du chantier doit intervenir pendant la période de validité du contrat. (Service Public Entreprendre)
Une attestation générique ne mentionnant pas l’ingénierie géotechnique mérite donc d’être clarifiée.
Examiner les qualifications pertinentes
Une qualification professionnelle ne dispense pas de lire le devis, mais elle peut constituer un indicateur supplémentaire.
Dans la nomenclature OPQIBI :
- la qualification 1001 concerne les études de projets courants en géotechnique ;
- la qualification 1002 concerne les projets géotechniques complexes ;
- la qualification 1008 porte sur la réalisation et l’interprétation d’investigations géotechniques in situ.
La qualification 1008 est particulièrement pertinente lorsqu’un bureau réalise ses investigations avec ses propres équipes et équipements. Lorsqu’il sous-traite le terrain, il faut plutôt examiner la qualification de chaque intervenant et les modalités de contrôle de la sous-traitance. (OPQIBI)
L’OPQIBI présente ses qualifications comme un outil d’aide à la décision attestant qu’un prestataire dispose de capacités et de références dans le domaine qualifié. La validité du certificat doit être vérifiée dans l’annuaire au moment de la consultation. (OPQIBI)
Demander des références comparables
Une référence utile doit ressembler à votre projet par au moins plusieurs aspects :
- type d’ouvrage ;
- dimensions ou niveau de complexité ;
- terrain en pente ou non ;
- présence d’un sous-sol ;
- interaction avec un existant ;
- problématique de soutènement ;
- contexte géologique ou hydrogéologique.
Une longue liste de clients ne remplace pas une expérience directement pertinente. Pour un projet complexe, demandez qui réalisera effectivement l’étude et qui validera le rapport.
Pour approfondir ce point, consultez notre comparatif des bureaux d’étude géotechnique.
Les signaux d’un devis insuffisamment cadré

Un seul point imprécis ne suffit pas toujours à écarter une offre. L’accumulation de plusieurs signaux doit toutefois conduire à demander un devis rectifié avant de signer :
- La mention « G2 » apparaît sans préciser AVP, PRO ou DCE/ACT.
- Le projet n’est pas décrit ou aucun plan de référence n’est cité.
- Les ouvrages annexes ne sont ni inclus ni exclus.
- Le nombre, le type ou la profondeur des sondages ne sont pas indiqués.
- Les essais sont tous mentionnés « si nécessaire », sans quantité ni prix.
- Les conditions d’arrêt au refus et les mètres supplémentaires ne sont pas définis.
- Les accès, les réseaux et la remise en état ne sont pas abordés.
- Le délai concerne seulement l’intervention et non la remise du rapport.
- Les livrables se résument à « rapport géotechnique ».
- Les assurances ne sont pas jointes ou l’activité couverte n’est pas identifiable.
Méfiez-vous également des formulations promettant une « garantie absolue du terrain » ou une solution de fondations définitive alors que les plans, niveaux et charges du projet ne sont pas encore connus.
À l’inverse, un devis court n’est pas nécessairement mauvais s’il renvoie à une proposition technique détaillée, à des conditions générales clairement identifiées et à un programme d’investigations précis.
Tableau de comparaison de deux devis G2 prêt à remplir

Recopiez uniquement ce qui est écrit dans chaque offre. Lorsqu’une information manque, inscrivez « non indiqué » plutôt que de la déduire.
| Critère | Devis A | Devis B | Écart ou question à poser |
|---|---|---|---|
| Phase exacte : AVP, PRO, DCE/ACT | |||
| Norme et cadre de mission indiqués | |||
| Projet servant de base au devis | |||
| Ouvrages principaux inclus | |||
| Garage, piscine, soutènements, VRD inclus | |||
| Plans et documents d’entrée cités | |||
| Hypothèses provisoires précisées | |||
| Nombre de points d’investigation | |||
| Implantation ou répartition des points | |||
| Type de sondages | |||
| Profondeurs cibles ou maximales | |||
| Conditions d’arrêt ou de refus | |||
| Prix des mètres supplémentaires | |||
| Essais in situ inclus | |||
| Prélèvements et essais de laboratoire | |||
| Observation ou suivi de l’eau | |||
| Analyse des fondations et tassements | |||
| Terrassements, plateforme et dallage | |||
| Talus, soutènements et avoisinants | |||
| Modèle géotechnique et paramètres | |||
| Notes de calcul prévues | |||
| Annexes de sondages et d’essais | |||
| Réunion ou restitution technique | |||
| Échanges avec le BET structure | |||
| Date ou délai d’intervention | |||
| Délai de remise du rapport | |||
| Contraintes d’accès et mobilisation | |||
| DT, DICT et repérage des réseaux | |||
| Réseaux privés | |||
| Rebouchage et remise en état | |||
| Évacuation des déblais ou boues | |||
| Prix de base HT | |||
| Options techniquement nécessaires | |||
| Autres frais ou exclusions | |||
| Coût total comparable HT | |||
| Assurance RC professionnelle | |||
| Assurance décennale, si applicable | |||
| Qualifications pertinentes | |||
| Références comparables | |||
| Ingénieur chargé et signataire |
Une fois le tableau rempli, demandez un écrit pour chaque point important encore indiqué « non précisé ». Il est préférable d’obtenir un devis révisé ou un avenant signé plutôt que de conserver des réponses éparses par téléphone.
Quels documents envoyer pour recevoir des devis réellement comparables ?
Adressez le même dossier à chaque bureau d’études. Il devrait idéalement comprendre :
- l’adresse et la référence cadastrale de la parcelle ;
- un plan de masse lisible ;
- les plans et coupes disponibles ;
- les niveaux du projet et du terrain ;
- la présence d’un sous-sol, d’une piscine ou de soutènements ;
- les études géotechniques déjà réalisées ;
- les charges structurelles disponibles ;
- des photographies des accès ;
- les plans de réseaux connus ;
- le calendrier souhaité.
Précisez également si le projet est encore modifiable ou si les choix principaux sont déjà arrêtés. Cette information aide le prestataire à proposer la bonne phase de G2.
Faut-il choisir le devis G2 le moins cher ?
Pas automatiquement, mais il ne faut pas non plus considérer qu’une offre plus coûteuse est forcément meilleure.
Le devis le plus pertinent est celui qui présente le meilleur équilibre entre :
- adéquation au stade du projet ;
- qualité et justification du programme d’investigations ;
- analyses réellement nécessaires ;
- clarté des livrables ;
- maîtrise des exclusions ;
- compétence du prestataire ;
- coût total prévisible.
Une offre moins chère peut être parfaitement adaptée si elle évite des essais inutiles et reste techniquement justifiée. Une offre plus chère peut, au contraire, réduire le risque d’avenants en intégrant dès le départ les investigations, les échanges et les documents nécessaires.
La décision doit donc porter sur la valeur technique de la prestation, et non sur le nombre de lignes du devis ou le montant du forfait pris isolément.
FAQ — Comparer des devis d’étude de sol G2
Existe-t-il un nombre minimal de sondages pour une G2 ?
Il n’existe pas de nombre unique valable pour tous les projets. Le programme doit être adapté à l’emprise de la construction, à la géométrie du terrain, aux ouvrages prévus et aux incertitudes géologiques. Demandez surtout au prestataire de justifier le nombre et l’emplacement des points proposés.
Deux devis avec le même nombre de sondages sont-ils équivalents ?
Non. Le type de sondage, les profondeurs, le nombre d’essais, les prélèvements et les analyses prévues peuvent être différents. Deux sondages pressiométriques et deux essais au pénétromètre ne fournissent pas les mêmes données.
Une G2 AVP suffit-elle pour démarrer les travaux ?
Une G2 AVP correspond au stade avant-projet. Elle ne doit pas être confondue avec une G2 PRO, qui affine la solution au stade projet, ni avec la phase DCE/ACT. Le niveau nécessaire dépend de l’avancement de la conception, des demandes des autres intervenants et du cadre contractuel de l’opération.
Les essais de laboratoire doivent-ils toujours être inclus ?
Pas systématiquement. Leur utilité dépend des sols rencontrés et de la problématique étudiée. Le devis doit toutefois indiquer ceux qui sont prévus, les conditions dans lesquelles des essais supplémentaires peuvent être décidés et leur prix.
Peut-on demander au prestataire de modifier son devis ?
Oui. Demandez une offre révisée lorsque le périmètre, les profondeurs, les essais, les ouvrages étudiés ou les exclusions ne sont pas assez clairs. Cette mise au point avant commande réduit les risques de désaccord après l’intervention.
Quelle différence entre un devis détaillé et un bon devis ?
Un devis détaillé décrit beaucoup de postes. Un bon devis explique surtout pourquoi ces postes sont adaptés à votre projet, ce qu’ils permettront de conclure et quelles limites subsisteront. La pertinence technique compte davantage que la longueur du document.
Recevoir un devis G2 adapté à votre projet
Vous disposez d’un plan de masse, de plans de construction ou d’une première étude de sol ? Transmettez les documents disponibles afin que le programme d’investigations, la phase de mission et les livrables soient définis en fonction de votre projet.
Recevoir un devis G2 adapté à votre projet
Sources de référence utilisées
La définition, le contenu, les limites et l’enchaînement des missions reposent sur la présentation officielle de la NF P94-500 par l’AFNOR et sur les documents pédagogiques du Comité français de mécanique des sols. (Boutique AFNOR)
Les informations relatives aux qualifications 1001, 1002 et 1008 proviennent de la nomenclature officielle de l’OPQIBI. (OPQIBI)
Les passages consacrés aux déclarations de réseaux et aux assurances s’appuient sur Service-Public et le Code des assurances. (Service Public Entreprendre)