Comment préparer une mission G5 pour une maison fissurée ?
Vous avez repéré des fissures, vous les avez photographiées, et vous vous demandez quoi envoyer au bureau d’études. Une mission G5 ne se commande pas avec trois photos et la phrase « je voudrais une étude de sol ». Le géotechnicien doit comprendre la question à trancher, l’histoire de la maison, l’évolution des fissures et les accès au terrain.
Un dossier complet permet d’obtenir un devis correctement cadré dès le premier échange. Un dossier vague donne un programme trop large ou trop court, et des allers-retours. Aucun dossier, en revanche, ne permet de trouver à distance l’origine des fissures.
Dans ce guide :
- Avant de commander : assureur, mairie et aides
- Les informations à réunir
- La question précise du diagnostic
- Photos datées et chronologie
- Envoyer le dossier en une seule fois
- Prix et délai d’une G5
- Ce que doit contenir le rapport
Les sections suivent l’ordre dans lequel vous préparerez votre demande.
En résumé
La mission G5 est un diagnostic géotechnique ciblé. La norme NF P 94-500 classe le diagnostic parmi les missions d’ingénierie géotechnique et en définit le contenu ainsi que les limites. Dans le cas d’une maison fissurée, la G5 étudie les relations possibles entre le sol, l’eau, les fondations et les désordres observés. Elle n’est pas automatiquement une étude de conception ou de dimensionnement des futurs travaux. (AFNOR)
| Étape | Ce que vous faites | Ce que cela évite |
|---|---|---|
| Avant la demande | Prévenir l’assureur si un dossier est ouvert, se renseigner en mairie si la sécheresse est en cause | Une fouille qui gêne l’expertise, un délai de déclaration manqué |
| Le dossier | Adresse, question à trancher, plans, photos datées et repérées, chronologie, réseaux, végétation, accès | Un devis qui ne porte pas sur le bon périmètre |
| L’envoi | Formulaire de devis, case G5, jusqu’à 8 fichiers | Plusieurs échanges avant d’obtenir un chiffrage |
| Le devis | Vérifier la question inscrite, les investigations, les exclusions, la remise en état | Comparer deux offres qui ne vendent pas la même chose |
| Le rapport | Lire les observations, le modèle géotechnique, les hypothèses classées et les limites | Des travaux lancés sur une cause supposée |
Pour une maison individuelle, comptez environ 2 000 à 2 500 € et, le plus souvent, quelques semaines entre le devis et le rapport (tarifs indicatifs Geo2mo, détaillés plus bas).
Pour vérifier que cette mission correspond à votre situation, consultez la page consacrée à l’étude de sol G5 et au diagnostic géotechnique.
À retenir
Une demande G5 exploitable comporte au minimum : l’adresse de la maison, une description des fissures, leur chronologie, des photos datées, les plans disponibles, les travaux réalisés, les informations sur les réseaux et la végétation, ainsi qu’une description précise des accès.
Avant de commander : assureur, mairie et aides
Trois vérifications passent avant la signature du devis. Elles ne retardent pas le diagnostic. Elles évitent de compromettre un dossier d’assurance ou de passer à côté d’une aide.
Un dossier d’assurance est ouvert
Si votre assureur décide de recourir à une expertise, c’est lui qui choisit l’expert. Cet expert travaille pour l’assureur et n’a pas l’obligation légale de vous transmettre son rapport. Si l’assureur s’appuie sur ce rapport pour refuser l’indemnisation, vous pouvez en demander la communication. (Service-Public)
Avant de commander la G5, demandez par écrit à votre assureur :
- s’il mandate lui-même une étude de sol ou s’il vous laisse la commander ;
- si le coût du diagnostic peut être pris en charge ;
- à qui adresser le rapport ;
- s’il faut attendre le passage de son expert avant toute fouille au pied des murs.
Si vous contestez les conclusions de l’expert, vous pouvez demander une contre-expertise amiable et contradictoire. Ses honoraires sont en principe à votre charge, sauf si votre contrat comporte une garantie « honoraires d’expert ». (Service-Public) Un rapport G5 peut alors servir de base technique à votre expert.
La sécheresse est en cause : passez par la mairie
La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle part de la commune. Elle dépose une demande auprès du préfet, en général dans les 24 mois qui suivent l’événement. Si la catastrophe est reconnue, un arrêté interministériel est publié au Journal officiel. Vous avez alors 30 jours au plus pour déclarer le sinistre à votre assureur. Pour un mouvement de terrain lié à la sécheresse, la franchise légale est de 1 520 € pour les biens personnels. (Service-Public)
Signalez donc vos fissures en mairie sans attendre, et datez vos photos dès maintenant : elles serviront au dossier communal, à l’assureur et au bureau d’études. La G5 ne décide ni de la reconnaissance en catastrophe naturelle, ni de la prise en charge. Le détail des démarches est dans notre checklist fissures après sécheresse : assurance, mairie et diagnostic G5.
Le fonds de prévention argile finance un autre diagnostic
Depuis octobre 2025, l’État expérimente un fonds de prévention argile dans 11 départements : Allier, Alpes-de-Haute-Provence, Dordogne, Gers, Indre, Lot-et-Garonne, Meurthe-et-Moselle, Nord, Puy-de-Dôme, Tarn et Tarn-et-Garonne. (Service-Public) Trois sont en Occitanie, un en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le fonds subventionne un diagnostic de vulnérabilité, puis des travaux de prévention. Ce diagnostic n’a pas le même objet qu’une G5. Le professionnel fait des constats visuels à l’intérieur, à l’extérieur et autour de la maison, avec une inspection des réseaux d’eau enterrés, et recommande des travaux de prévention. (Fonds prévention argile) La G5, elle, cherche à comprendre un désordre existant, avec des reconnaissances de fondations, des sondages et des essais.
Les principales conditions, d’après le site du fonds :
- être propriétaire occupant de sa résidence principale ;
- maison non mitoyenne, de 3 niveaux au plus, achevée depuis au moins 15 ans ;
- maison située en zone d’exposition forte au retrait-gonflement des argiles ;
- respecter des plafonds de ressources ;
- ne pas avoir de demande d’indemnisation au titre des catastrophes naturelles en cours d’instruction.
Depuis le 1er mai 2026, une maison fissurée peut bénéficier de l’aide au diagnostic. Pour l’aide aux travaux, les fissures ne doivent pas dépasser 5 mm. (Service-Public) La phase étude est plafonnée à 2 000 € HT de dépenses éligibles, subventionnées de 70 à 90 % selon les revenus du ménage. (Fonds prévention argile)
Si votre maison se trouve dans l’un de ces départements, faites le simulateur d’éligibilité et contactez le conseiller local avant de signer un devis : il vous dira quel diagnostic est finançable. Si un dossier de catastrophe naturelle est en cours, ou si vous cherchez la cause d’un désordre déjà installé, la G5 répond plus directement à votre question.
Checklist des informations à réunir
| Information | Utilité pour le bureau d’étude | Niveau de priorité |
|---|---|---|
| Adresse et localisation de la maison | Étudier le contexte géologique et préparer l’intervention | Indispensable |
| Question à laquelle le diagnostic doit répondre | Délimiter la mission G5 et éviter une étude trop générale | Indispensable |
| Année de construction et transformations | Comprendre la configuration actuelle de l’ouvrage | Indispensable |
| Plans de la maison et des fondations | Localiser les désordres et préparer les reconnaissances | Très utile |
| Photos datées et repérées | Observer la répartition et l’évolution des fissures | Indispensable |
| Chronologie des désordres | Mettre en relation les observations avec les événements connus | Indispensable |
| Études de sol et rapports antérieurs | Exploiter les informations déjà acquises | Très utile |
| Réseaux, évacuation des eaux et fuites connues | Étudier l’environnement hydrique des fondations | Très utile |
| Arbres, haies et modifications de végétation | Documenter un facteur environnemental possible | Utile selon le contexte |
| Exposition de l’adresse aux argiles sur Géorisques | Situer le contexte, sans rien conclure sur la parcelle | Utile |
| Largeur des accès et contraintes du terrain | Choisir les moyens d’investigation mobilisables | Indispensable pour le devis |
| Rapports d’expertise ou dossier d’assurance | Éviter les doublons et coordonner les intervenants | Utile si un dossier existe |
L’absence de certains plans ne bloque pas une mission G5. Signalez simplement ce qui est disponible, ce que vous avez cherché et ce qui reste inconnu.
La classe d’exposition de votre commune sur la carte des argiles a pu changer au 1er juillet 2026. Elle renseigne sur le secteur, pas sur le sol sous votre maison : voir ce que la carte RGA 2026 change, et ne change pas.
Définir la question précise du diagnostic
Une mission G5 doit répondre à une question délimitée. Plus cette question est claire, plus le bureau d’étude peut proposer un programme adapté.

La demande « Je souhaite connaître la cause de toutes les fissures de ma maison » reste souvent trop large. Plusieurs phénomènes peuvent intervenir en même temps : comportement du sol, hétérogénéité des fondations, circulation d’eau, fuite de réseau, remblai, transformation du bâtiment ou défaut propre à la structure.
Une formulation plus exploitable serait, par exemple :
« Je souhaite déterminer si les caractéristiques du sol, la gestion des eaux ou la configuration des fondations peuvent contribuer aux mouvements différentiels observés sous la façade sud, et identifier les études nécessaires avant de définir une réparation. »
Selon la situation, la question principale peut être :
- quels mécanismes géotechniques sont compatibles avec les désordres observés ;
- si les fondations reposent sur des sols homogènes ou sur des horizons différents ;
- si la sensibilité du sol aux variations d’humidité nécessite une vérification ;
- si un remblai, une anomalie locale ou un défaut de gestion des eaux peut intervenir ;
- quelles données manquent avant de concevoir un confortement ;
- si des investigations complémentaires doivent être réalisées par un BET structure, un spécialiste des réseaux ou un autre intervenant.
Vous hésitez encore entre plusieurs interlocuteurs ? Notre guide maison fissurée : quel professionnel appeler en premier ? décrit le rôle de chacun.
Ce qu’une G5 ne doit pas être chargée de conclure seule
Une G5 centrée sur le sol et les fondations ne remplace pas automatiquement :
- une évaluation de la stabilité générale de la structure ;
- une expertise d’assurance ;
- une recherche de fuite complète ;
- un diagnostic de maçonnerie ou de charpente ;
- une étude de conception détaillée des travaux ;
- un dimensionnement de micropieux, de longrines ou d’autres reprises en sous-œuvre.
Lorsque la question concerne aussi la capacité portante des murs, des planchers ou des chaînages, une coordination avec un BET structure peut être nécessaire.
Modèle de demande à transmettre
Vous pouvez reprendre la trame suivante :
Objet : demande de mission G5 pour une maison fissurée à [commune]
La maison a été construite en [année] et comprend [nombre de niveaux, sous-sol, vide sanitaire, extensions]. Les premières fissures ont été observées vers [date] sur [façade ou pièce]. Depuis, elles ont [évolué, peu évolué, fait l’objet d’une réparation, réapparu]. Les événements connus autour de cette période sont : [sécheresse, fuite, travaux, terrassement, modification de végétation, extension]. La question principale du diagnostic est : [question précise]. Les documents disponibles sont : [plans, étude de sol, expertise, factures, photos]. L’accès au terrain présente les contraintes suivantes : [portail, pente, passage étroit, revêtement]. Un dossier d’assurance ou une expertise est actuellement [ouvert, terminé, inexistant]. La commune a déposé une demande de reconnaissance de catastrophe naturelle : [oui, non, je ne sais pas].
Plans, études et historique des travaux
Le bureau d’étude doit comprendre comment la maison a été construite et modifiée. Une maison apparemment homogène peut avoir été réalisée en plusieurs phases, avec des fondations, des niveaux ou des charges différents.
Transmettez tous les documents disponibles, même s’ils sont anciens ou incomplets :
| Document | Informations recherchées |
|---|---|
| Plan de situation ou plan cadastral | Implantation de la maison, limites et accès |
| Plans architecturaux | Dimensions, niveaux, ouvertures et distribution |
| Coupes du bâtiment | Différences de niveaux, sous-sol, vide sanitaire et terrassements |
| Plan de fondations | Type, largeur et profondeur théoriques des fondations |
| Plan de structure | Murs porteurs, poteaux, poutres et reprises de charges |
| Étude géotechnique antérieure | Nature des sols, sondages et recommandations déjà formulées |
| Permis de construire ou dossier de travaux | Configuration initiale et transformations déclarées |
| Rapports d’expertise | Observations et hypothèses déjà étudiées |
| Factures et photographies de chantier | Techniques réellement employées |
| Plans des réseaux | Eau potable, eaux usées, eaux pluviales, drainage et assainissement |
| Devis ou rapports de réparation | Travaux déjà tentés et zones traitées |
Reconstituer les transformations de la maison
Mentionnez notamment :
- la création d’une extension, d’une véranda ou d’un garage ;
- la transformation d’une terrasse ;
- le percement ou la suppression d’un mur ;
- la création d’un étage ou d’une surélévation ;
- l’aménagement d’un sous-sol ;
- la construction d’une piscine ou d’un mur de soutènement ;
- la modification des descentes d’eaux pluviales ;
- la pose d’un drain ;
- une reprise en sous-œuvre ou une injection antérieure ;
- l’abattage, la plantation ou l’élagage important d’un arbre.
Pour chaque intervention, indiquez si possible l’année, la zone concernée, l’entreprise et les documents disponibles. Une date approximative vaut mieux qu’aucune information.
Ne pas masquer les réparations précédentes
Des fissures ont parfois été rebouchées ou recouvertes lors d’un ravalement. Signalez ces interventions, y compris lorsqu’elles paraissent purement esthétiques. Précisez si les fissures sont réapparues au même endroit et après combien de temps.
Photos datées et chronologie des fissures
Les photographies servent à localiser les désordres et à documenter leur évolution. Elles ne suffisent pas à établir leur cause.
La forme d’une fissure peut orienter les investigations, mais elle doit être confrontée à la structure, aux fondations, au sol, à l’eau et à l’historique du bâtiment. Le portail Géorisques rappelle que l’origine des désordres peut relever aussi bien du bâti que de phénomènes naturels : cette distinction demande un diagnostic, pas une lecture de l’apparence des fissures. (Géorisques) Pour aller plus loin sur ce que la géométrie d’une fissure indique, et sur ce qu’elle ne dit pas, voir notre guide de lecture des fissures de fondation.
Pour savoir dans quelles situations un diagnostic devient pertinent, consultez également notre guide : fissures de maison, quand faire une mission G5 ?.

Comment réaliser des photos exploitables ?
Pour chaque fissure, prenez idéalement :
- une vue générale de la façade ou de la pièce ;
- une vue intermédiaire montrant sa position par rapport aux ouvertures et aux angles ;
- un gros plan avec une règle graduée ;
- une photographie depuis le même point lors des suivis ultérieurs.
Nommez les fichiers de manière explicite, par exemple :
facade-sud-angle-est-2026-07-15.jpg;sejour-mur-ouest-2026-07-15.jpg;garage-liaison-maison-2026-07-15.jpg.
Reportez ensuite chaque photographie sur un plan, même dessiné à la main. Une simple numérotation (F1, F2, F3) facilite beaucoup les échanges.
Notez aussi les autres signes : une porte ou une fenêtre qui coince, un carrelage qui se fend, une plinthe qui se décolle, un dallage qui se déforme. Ce sont des observations au même titre que les fissures.
Établir une chronologie factuelle
La chronologie doit séparer ce qui a été observé de ce qui est seulement supposé.
| Date ou période | Fait observé | Événement connu | Action réalisée |
|---|---|---|---|
| Été 2024 | Première fissure sur le pignon | Période sèche | Photographie |
| Automne 2024 | Fissure plus longue | Pluies importantes | Aucune |
| Mars 2025 | Porte du séjour plus difficile à fermer | Aucun événement identifié | Réglage de la porte |
| Juin 2025 | Fuite détectée près de la façade | Surconsommation d’eau | Canalisation réparée |
| Février 2026 | Réapparition après rebouchage | Ravalement réalisé en 2025 | Nouvelle photographie |
Évitez les affirmations telles que « la sécheresse a causé la fissure » ou « l’arbre a soulevé la maison » avant investigation. Écrivez plutôt : « fissure apparue après l’été 2024 » ou « arbre situé à environ cinq mètres de la façade ».
Ne pas réparer avant d’avoir documenté
Lorsque la sécurité et l’étanchéité le permettent, évitez de reboucher les fissures avant les premières observations des professionnels. Si une réparation provisoire est nécessaire, photographiez précisément la zone avant, pendant et après l’intervention, et conservez les factures.
Réseaux, végétation et gestion des eaux
L’environnement hydrique de la maison fait partie des informations essentielles. Une arrivée d’eau, une évacuation défectueuse ou une modification du ruissellement peut influencer localement les conditions du sol. Cela ne signifie pas qu’une fuite ou une descente d’eau est forcément la cause du désordre : leur rôle doit être vérifié.

Sur un plan de la parcelle, localisez autant que possible :
- l’arrivée d’eau potable ;
- les canalisations d’eaux usées ;
- les canalisations d’eaux pluviales ;
- les descentes de gouttières et leurs points de rejet ;
- les drains périphériques ;
- la fosse septique ou le dispositif d’assainissement autonome ;
- la piscine et ses réseaux ;
- les regards, puisards, puits et pompes ;
- les systèmes d’arrosage ;
- les zones où l’eau stagne après la pluie ;
- les pentes du terrain et les surfaces imperméabilisées.
Joignez les rapports de recherche de fuite, les inspections de canalisation, les factures de réparation et, si elles sont significatives, les informations relatives à une consommation d’eau anormale.
Décrire la végétation sans conclure à sa responsabilité
Indiquez pour les arbres et les haies proches du bâtiment :
- leur emplacement ;
- leur distance approximative par rapport aux façades ;
- leur espèce, lorsqu’elle est connue ;
- leur hauteur ou leur développement approximatif ;
- leur date de plantation ;
- les élagages importants ;
- les arbres récemment abattus ou dessouchés.
Il n’est pas nécessaire de supprimer la végétation avant le diagnostic. Une modification brutale de l’environnement peut compliquer la compréhension de la situation et ne doit pas être engagée sur la seule base d’une hypothèse. Les gestes qui aggravent la situation sur sol argileux sont détaillés dans 8 erreurs qui aggravent les fissures.
Accès pour les investigations
Les conditions d’accès influencent directement les méthodes mobilisables, l’implantation des sondages et le coût de l’intervention.
La mention « terrain facilement accessible » est rarement suffisante. Envoyez des photographies du portail, des cheminements latéraux, de l’espace entre la maison et les limites de propriété, ainsi que des zones envisagées pour les investigations.

Précisez :
- la largeur et la hauteur du portail ;
- la largeur minimale des passages ;
- la présence de marches ou d’escaliers ;
- la pente du terrain ;
- la nature des revêtements : terre, gravier, pavés, dalle ou enrobé ;
- la distance entre la rue et la maison ;
- la présence d’un porche ou de lignes aériennes ;
- les possibilités de stationnement ;
- l’accès au sous-sol, au vide sanitaire ou aux locaux techniques ;
- la présence de réseaux enterrés connus ;
- les zones récemment aménagées ou fragiles ;
- la nécessité éventuelle de passer par une propriété voisine ;
- les horaires ou contraintes d’occupation du site.
Anticiper les reconnaissances de fondations
La reconnaissance des fondations peut nécessiter l’ouverture de fouilles ou de sondages à proximité immédiate des façades. Demandez au bureau d’étude de préciser :
- le nombre d’ouvertures envisagé ;
- leurs dimensions approximatives ;
- les zones concernées ;
- le caractère manuel ou mécanisé de l’intervention ;
- les revêtements susceptibles d’être déposés ;
- la personne chargée de la remise en état ;
- les précautions particulières en présence de réseaux.
Le devis doit indiquer clairement si le rebouchage, la remise en place des terres ou la réparation des revêtements sont inclus.
Envoyer le dossier en une seule fois
Le formulaire de demande de devis accepte jusqu’à 8 fichiers, 50 Mo par fichier et 100 Mo au total : photos, PDF, vidéos, documents bureautiques ou archives zip. Dans « Type de mission », cochez « Étude de sol G5 - Diagnostic Géotechnique ».
Pour tenir en 8 fichiers, regroupez les pièces ainsi :
- un PDF « plans » : plan de situation, plans de la maison, coupes, plan des réseaux ;
- un PDF « fissures » : le plan repéré F1, F2, F3, puis les photos dans le même ordre ;
- la chronologie, en texte ou en tableau ;
- les rapports existants : étude de sol, expertise, recherche de fuite ;
- deux ou trois photos des accès : portail, passages, zones envisagées ;
- une courte vidéo du tour de la maison, si elle aide à comprendre la configuration.
Dans le champ « Votre demande », écrivez la question du diagnostic en une ou deux phrases, puis ce qui manque : « pas de plan de fondations », « dossier d’assurance ouvert en mars », « expertise prévue le 12 ». Le modèle de demande ci-dessus tient dans ce champ.
Ce qui détermine le programme de sondages
Il n’existe pas de programme unique applicable à toutes les maisons fissurées. Le nombre et le type d’investigations doivent découler de la question posée, des hypothèses à vérifier et de la configuration du bâtiment.
Un programme limité peut être pertinent s’il répond correctement à une question bien circonscrite. À l’inverse, multiplier les sondages sans logique d’implantation ne garantit pas un meilleur diagnostic.
| Question étudiée | Investigations envisageables selon le contexte | Informations recherchées |
|---|---|---|
| Comment la maison est-elle fondée ? | Fouilles ou reconnaissances ponctuelles de fondations | Type, largeur, profondeur, état apparent et différences entre zones |
| Quels sols se trouvent sous la maison ? | Sondages géologiques ou géotechniques | Succession des terrains, remblais et hétérogénéités |
| Les caractéristiques mécaniques varient-elles ? | Essais in situ adaptés au site | Résistance, déformabilité et variations latérales |
| Le sol présente-t-il une sensibilité particulière à l’eau ? | Prélèvements et essais de laboratoire ciblés | Nature du sol, état hydrique et comportement potentiel |
| L’eau intervient-elle dans le mécanisme ? | Observations, suivi ou investigations hydriques adaptées | Présence d’eau, variations et circulations possibles |
| Une canalisation est-elle suspectée ? | Recherche de fuite ou inspection par un spécialiste des réseaux | Étanchéité et localisation d’une anomalie |
| Le désordre continue-t-il d’évoluer ? | Suivi de fissures ou mesures géométriques coordonnées | Cinétique et répartition des mouvements |
| Existe-t-il une anomalie localisée ? | Investigation complémentaire ciblée | Remblai, cavité, zone décomprimée ou variation locale |
Toutes ces prestations ne relèvent pas forcément du même intervenant. Le géotechnicien peut recommander l’intervention coordonnée d’un BET structure, d’un géomètre, d’un spécialiste des réseaux ou d’une entreprise d’investigation particulière.
Le programme doit pouvoir évoluer
Les premières observations peuvent révéler une fondation différente de celle attendue, un remblai non documenté ou une impossibilité d’accès. Demandez comment le bureau d’étude gère ce type de découverte :
- arrêt et échange avec le propriétaire ;
- déplacement d’un sondage ;
- prestation complémentaire chiffrée ;
- adaptation dans une enveloppe prévue au devis.
Un mécanisme d’adaptation clair évite qu’une investigation soit poursuivie alors qu’elle ne répond plus à la question initiale.
Combien coûte une G5, et combien de temps prévoir ?
Chez Geo2mo, un diagnostic de fissures sur une maison individuelle coûte le plus souvent entre 2 000 et 2 500 €. La fourchette de la mission G5 va de 2 000 à 4 000 € : le haut de la fourchette correspond aux cas plus complexes, par exemple plusieurs bâtiments. Ce sont des tarifs indicatifs. Seul le devis fixe le prix de votre diagnostic, et le guide des prix G1 à G5 compare les missions entre elles.
Ce qui fait varier le prix :
- l’accès : dallage, mitoyenneté, réseaux enterrés ;
- le nombre et le type de sondages et d’essais ;
- le besoin d’essais en laboratoire ;
- la surface et l’hétérogénéité du site ;
- l’urgence et les contraintes logistiques.
Devant un devis nettement plus bas, demandez ce qui a été retiré. Des investigations insuffisantes laissent des hypothèses non vérifiées, et un rapport qui ne permet pas de décider des travaux. Pour mémoire, une reprise en sous-œuvre se chiffre en dizaines de milliers d’euros.
Côté délai, comptez le plus souvent quelques semaines entre le devis et le rapport. Ce qui l’allonge : les autorisations de voisinage ou de copropriété, des accès indisponibles ou non sécurisés, une météo défavorable à certaines interventions, l’attente des résultats de laboratoire. Une intervention urgente reste possible si le périmètre est réaliste et les accès prêts. Un dossier complet raccourcit surtout l’étape du devis. Le détail par mission est dans délais d’une étude de sol : du devis au rapport.
Ce que doit contenir le rapport G5
Le rapport doit permettre de comprendre ce qui a été demandé, ce qui a été observé, ce qui a été investigué et sur quels éléments reposent les conclusions.

Il devrait notamment présenter :
Le périmètre du diagnostic
Le rapport doit rappeler :
- la question confiée au bureau d’étude ;
- les zones de la maison concernées ;
- les documents transmis ;
- les intervenants rencontrés ;
- les limites d’accès ;
- les éléments exclus de la mission.
Les observations et les investigations
Doivent apparaître de manière identifiable :
- les désordres observés lors de la visite ;
- leur localisation ;
- les reconnaissances de fondations ;
- les sondages et essais réalisés ;
- les prélèvements et résultats de laboratoire ;
- les éventuelles observations relatives à l’eau ;
- les difficultés ou écarts rencontrés pendant l’intervention.
Les résultats bruts doivent être distingués de leur interprétation.
Le modèle géotechnique retenu
Le rapport doit expliquer la succession des terrains, leurs hétérogénéités éventuelles, les informations relatives aux fondations et les conditions hydriques observées ou supposées.
Ce modèle constitue la base de l’analyse. Il doit aussi faire apparaître les incertitudes restantes.
L’analyse des hypothèses
Le rapport ne doit pas seulement désigner une cause. Il doit expliquer :
- les mécanismes envisagés ;
- les observations compatibles avec chacun d’eux ;
- les éléments qui les rendent moins probables ;
- les informations manquantes ;
- le niveau de confiance associé aux conclusions.
Plusieurs facteurs peuvent agir ensemble. Le rapport peut donc hiérarchiser des hypothèses plutôt que présenter une explication unique comme une certitude.
Les recommandations et les suites
Selon les résultats, les recommandations peuvent porter sur :
- une surveillance ;
- la recherche ou la réparation d’une fuite ;
- la gestion des eaux pluviales ;
- des investigations complémentaires ;
- une étude structurelle ;
- une étude de conception des réparations ;
- des principes de confortement à approfondir ;
- des mesures provisoires de protection.
Une recommandation de principe n’est pas un dimensionnement prêt à exécuter. Si des travaux de reprise en sous-œuvre sont envisagés, une phase complémentaire de conception peut être nécessaire : un diagnostic ciblé ne constitue pas une étude globale de projet, et les travaux décidés à sa suite peuvent demander une étude de dimensionnement (G2 ou G5 : laquelle demander). Toutes les G5 ne débouchent pas sur des travaux : le diagnostic peut conclure à une surveillance, à une recherche de fuite ou à une étude de structure.
Les limites du rapport
Un rapport exploitable indique aussi ce qu’il ne permet pas de conclure. Les limites peuvent concerner :
- une partie inaccessible de la maison ;
- l’absence de plan de fondations ;
- un nombre limité de reconnaissances ;
- une saison peu représentative des conditions hydriques ;
- l’impossibilité de vérifier un réseau ;
- l’absence de suivi de l’évolution ;
- les questions relevant de la structure ou de l’assurance.
Questions à poser au bureau d’étude
Avant d’accepter le devis, vérifiez les points suivants.
Sur le périmètre
-
Quelle est la question exacte inscrite dans la mission ? Elle doit correspondre à la décision que vous devrez prendre après le rapport.
-
Quelles façades, pièces ou parties de la maison sont incluses ? Une mission centrée sur un pignon ne couvre pas automatiquement tous les désordres du bâtiment.
-
Quels sujets sont expressément exclus ? Vérifiez notamment la structure, les réseaux, l’humidité des murs, l’assainissement et les ouvrages annexes.
Sur les investigations
-
Quels sondages et essais sont compris ? Demandez leur nombre, leur type, leur profondeur indicative et leur implantation prévue.
-
Des reconnaissances de fondations sont-elles prévues ? Leur absence doit être expliquée lorsqu’un doute porte précisément sur la géométrie des fondations.
-
Le programme peut-il être adapté après les premières observations ? Le devis doit prévoir la procédure applicable en cas d’imprévu.
-
Qui localise les réseaux et qui assure les remises en état ? Ces prestations sont souvent à l’origine d’incompréhensions.
Sur les interfaces avec les autres professionnels
-
Un BET structure doit-il intervenir en parallèle ?
-
Une recherche de fuite ou une inspection de canalisation est-elle nécessaire ?
-
Le bureau d’étude peut-il échanger avec l’expert d’assurance ou le maître d’œuvre ?
Sur le rapport
-
Le livrable répondra-t-il explicitement à la question posée ?
-
Les recommandations seront-elles des principes ou des solutions dimensionnées ?
-
Les limites et les investigations complémentaires seront-elles clairement identifiées ?
-
Une réunion ou un échange de restitution est-il prévu après remise du rapport ?
Les signes d’un devis insuffisamment cadré
Soyez attentif lorsqu’un devis :
- ne rappelle pas la question à résoudre ;
- propose un nombre de sondages sans expliquer leur objectif ;
- ne mentionne pas les reconnaissances de fondations ;
- ne comporte aucune réserve relative aux accès ;
- ne précise pas les exclusions ;
- promet d’identifier avec certitude la cause à partir des seules photographies ;
- annonce directement une technique de réparation avant les investigations ;
- ne décrit pas le contenu du rapport ;
- ne distingue pas diagnostic et dimensionnement des travaux.
Les erreurs fréquentes
- Demander « une étude de sol » sans préciser G5. Le bureau d’études peut chiffrer une G2, qui sert à concevoir un projet de construction, et non le diagnostic d’une maison existante.
- Reboucher les fissures avant le premier constat. La réparation efface l’ouverture, la direction et les traces d’évolution. Sauf urgence de sécurité ou de mise hors d’eau, photographiez d’abord.
- Abattre l’arbre ou arracher la haie « par précaution ». Une modification brutale de l’environnement peut fausser la lecture du site, et elle ne repose que sur une hypothèse.
- Lancer des travaux avant le diagnostic. Injection de résine, micropieux ou drain posés sur une cause supposée peuvent ne rien régler, voire déplacer le problème.
- Ouvrir une fouille sans prévenir l’assureur ou son expert. Si un dossier est ouvert, toute investigation destructive se prévient, pour conserver les preuves et le caractère contradictoire des constats.
- Attendre l’arrêté de catastrophe naturelle pour tout documenter. La commune peut déposer sa demande jusqu’à 24 mois après l’événement. Des photos prises aujourd’hui, datées et repérées, valent davantage qu’un souvenir.
- Envoyer des photos sans date ni repère. Un gros plan sans vue d’ensemble ni règle ne dit pas où se trouve la fissure, ni si elle s’ouvre.
Questions fréquentes
Peut-on demander une mission G5 sans disposer des plans de fondations ?
Oui. L’absence de plans doit être signalée dès la demande. Le programme pourra prévoir des reconnaissances ponctuelles pour identifier la géométrie des fondations. L’incertitude peut toutefois augmenter le nombre d’investigations nécessaires.
Combien de sondages faut-il pour une maison fissurée ?
Il n’existe pas de nombre universel. Le programme dépend de la taille de la maison, de la répartition des désordres, des différences de niveaux, des hypothèses étudiées, des informations déjà disponibles et des contraintes d’accès. Le bon critère n’est pas seulement le nombre de sondages, mais leur capacité à comparer les zones pertinentes et à répondre à la question du diagnostic.
Combien coûte une mission G5 pour une maison fissurée ?
Chez Geo2mo, un diagnostic de fissures sur une maison individuelle coûte le plus souvent entre 2 000 et 2 500 €, dans une fourchette G5 de 2 000 à 4 000 € qui monte pour les cas plus complexes, comme plusieurs bâtiments. Le prix dépend des accès, du nombre de sondages et d’essais, des essais en laboratoire, de l’hétérogénéité du site et de l’urgence. Ce sont des tarifs indicatifs : seul un devis fixe le prix.
Combien de temps entre la demande et le rapport G5 ?
Le plus souvent quelques semaines entre le devis et le rapport. Le délai s’allonge avec les autorisations de voisinage ou de copropriété, des accès indisponibles, une météo défavorable ou l’attente de résultats de laboratoire. Un dossier complet dès la demande raccourcit l’étape du devis, et une intervention urgente reste possible si le périmètre est réaliste et les accès prêts.
Le fonds de prévention argile peut-il financer ma mission G5 ?
Le fonds ne mentionne pas la mission G5 : il finance un diagnostic de vulnérabilité de la maison et l’inspection des réseaux d’eau enterrés, puis des travaux de prévention, dans 11 départements et sous conditions de ressources. Une demande d’indemnisation au titre des catastrophes naturelles en cours d’instruction rend inéligible. Si votre maison est dans l’un de ces départements, faites le simulateur du fonds et demandez au conseiller local quel diagnostic est finançable avant de signer un devis. (Fonds prévention argile)
Les photos permettent-elles de savoir s’il s’agit de retrait-gonflement des argiles ?
Non. Des photographies peuvent documenter la localisation, la géométrie et l’évolution des fissures, mais elles ne suffisent pas à établir leur origine. Une hypothèse de retrait-gonflement des argiles doit être confrontée à la nature du sol, aux fondations, à l’environnement hydrique, à la chronologie et aux autres mécanismes possibles.
Faut-il poser des témoins sur les fissures avant la mission ?
Ce n’est pas une condition préalable à la G5. Un suivi peut être utile lorsque l’évolution constitue une question importante, mais le dispositif, la durée et la fréquence des mesures doivent être adaptés à l’objectif. Des photographies régulières prises dans des conditions comparables constituent déjà une première documentation.
Faut-il attendre l’expertise d’assurance avant de commander une G5 ?
Une mission G5 peut être commandée indépendamment, mais la coordination compte lorsqu’un dossier d’assurance est ouvert : avant toute investigation destructive, informez l’assureur ou l’expert chargé du dossier et vérifiez les modalités de conservation des preuves et de contradictoire des constats. L’expert d’assurance recherche les causes du sinistre et évalue les dommages pour le compte de l’assureur ; le rapport G5 peut alimenter cette analyse technique, mais il ne détermine pas à lui seul la garantie, la reconnaissance en catastrophe naturelle ou l’indemnisation. (Service-Public) Si les désordres semblent liés à un phénomène climatique, renseignez-vous aussi en mairie sur une procédure de reconnaissance en cours. (Géorisques)
Une mission G5 suffit-elle pour lancer une reprise en sous-œuvre ?
Pas systématiquement. La G5 peut identifier les mécanismes probables et définir des principes de suite. La conception détaillée d’une reprise en sous-œuvre doit ensuite tenir compte des charges, de la structure, des fondations existantes, du phasage et des conditions d’exécution : une étude de conception et une coordination avec le BET structure sont souvent nécessaires avant la consultation des entreprises.
Peut-on obtenir un devis G5 uniquement à partir de photos ?
Un premier cadrage commercial peut se faire à partir de photographies et de documents transmis à distance. Pour que le devis soit fiable, le bureau d’étude doit néanmoins connaître la configuration de la maison, les accès, les investigations envisagées et les limites de la mission ; le diagnostic lui-même ne se réduit jamais à l’analyse de photographies.
Faut-il reboucher les fissures avant l’intervention ?
Il vaut mieux conserver les désordres visibles jusqu’aux premières constatations, sauf nécessité de sécurité, de mise hors d’eau ou de protection du bâtiment. Lorsqu’une réparation provisoire est indispensable, documentez précisément l’état initial et conservez les justificatifs des travaux.
Préparer et transmettre votre demande G5
Vous ne disposez pas de tous les plans, ou vous ne savez pas encore quels sondages sont nécessaires ? Transmettez les éléments déjà disponibles. L’équipe Geo2mo précise avec vous la question du diagnostic, repère les informations manquantes et établit un programme d’investigations adapté à votre maison. Nous intervenons depuis nos agences de Montpellier et d’Argenteuil, le plus souvent en Occitanie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Île-de-France.
Sources et date de vérification
Sources consultées le 26 octobre 2026.