Surélévation de maison : faut-il une G2, une G5 ou les deux ?

Surélever une maison ne consiste pas seulement à ajouter un étage sur des murs existants. Le projet augmente les charges transmises à la structure puis aux fondations, alors que leurs dimensions, leur état et les caractéristiques du sol sont parfois mal connus.

La réponse dépend donc de la question à résoudre :

  • une G5 sert à diagnostiquer l’existant : fondations, sol, eau, tassements ou anomalies ;
  • une G2 sert à concevoir les dispositions géotechniques du projet : conservation des fondations, renforcement, reprise en sous-œuvre ou nouvelles fondations ;
  • les deux missions peuvent s’enchaîner lorsque l’existant doit d’abord être reconnu avant de dimensionner une solution.

La norme NF P94-500 distingue précisément l’étude géotechnique de conception G2 du diagnostic géotechnique G5 et prévoit leur articulation avec les autres missions au cours de la vie d’un ouvrage. (Boutique AFNOR)

La géotechnique ne remplace toutefois pas l’étude structure. Le géotechnicien étudie le comportement du sol et son interaction avec les fondations. Le bureau d’études structure vérifie les murs porteurs, les planchers, les poutres, les chaînages, la charpente et la capacité mécanique des fondations existantes.

G2, G5 ou les deux : la réponse en un tableau

Tableau d’orientation pour choisir une G2, une G5 ou les deux avant une surélévation de maison

Situation du projet Mission généralement pertinente Pourquoi ?
Fondations inconnues, projet encore au stade de la faisabilité G5 en premier Reconnaître l’existant et identifier les incertitudes avant de figer le projet
Plans de fondations fiables, bâtiment sans désordre et projet déjà défini G2 ciblée, sous réserve de validation du périmètre Étudier l’effet des nouvelles charges et concevoir les dispositions géotechniques
Fissures, affaissement, portes qui coincent ou tassements anciens G5 puis G2 si des travaux sont nécessaires Comprendre le mécanisme avant de concevoir une réparation ou un renforcement
Reprise en sous-œuvre, micropieux, longrines ou fondations nouvelles G5 et G2, souvent suivies de G3/G4 Diagnostiquer l’existant, dimensionner la solution puis encadrer son exécution
Surélévation légère en bois ou en métal Mission à qualifier, G5 ou G2 selon les données disponibles Une structure légère réduit les charges, mais ne démontre pas que les fondations disposent d’une marge suffisante
Étude préalable avant achat ou avant validation architecturale G5 préventive Vérifier la compatibilité sol–fondations et identifier les investigations complémentaires
Projet accompagné d’une création de sous-sol ou d’une modification lourde des niveaux G5 puis G2 PRO Les terrassements et les reprises de fondations modifient fortement l’équilibre de l’existant

Pourquoi une surélévation sollicite les fondations existantes

Cheminement des charges d’une surélévation jusqu’aux fondations existantes et au sol

Les charges d’un étage supplémentaire suivent un chemin continu : toiture, murs ou poteaux, planchers, murs porteurs du rez-de-chaussée, puis fondations et sol. La résistance de la nouvelle ossature ne suffit donc pas à valider le projet. Il faut vérifier toute la chaîne de transmission des efforts.

L’Agence Qualité Construction rappelle qu’une surélévation ou un rehaussement peut entraîner des tassements ou une défaillance de la structure porteuse lorsque les murs et les fondations sont insuffisamment dimensionnés. Elle recommande une étude des fondations et des murs porteurs dès la conception. (Agence Qualité Construction)

Des charges permanentes supplémentaires

La surélévation ajoute notamment :

  • le poids de l’ossature et des façades ;
  • le poids du nouveau plancher et de la toiture ;
  • les cloisons, revêtements et équipements ;
  • les charges d’utilisation du nouvel étage ;
  • éventuellement des charges ponctuelles liées à des poteaux, poutres ou portiques.

Une construction à ossature bois peut réduire sensiblement le poids ajouté par rapport à une solution maçonnée. Elle ne supprime cependant ni les charges nouvelles ni la nécessité d’étudier leur répartition.

Une nouvelle descente de charges

Le projet peut également modifier le cheminement des efforts. Un poteau neuf peut concentrer une charge sur une petite zone qui n’était pas sollicitée de cette manière. Un mur porteur peut recevoir une charge plus élevée que les murs voisins. Une ouverture créée au rez-de-chaussée peut imposer un portique et déplacer les réactions vers d’autres appuis.

Ces modifications peuvent créer des tassements différentiels, même lorsque la charge totale ajoutée reste modérée.

Des fondations conçues pour le bâtiment initial

Les fondations existantes ont généralement été réalisées pour la maison d’origine, selon les connaissances, les méthodes et les règles de construction de l’époque. Elles peuvent être :

  • peu profondes ou irrégulières ;
  • de largeurs différentes d’une façade à l’autre ;
  • fondées sur des terrains hétérogènes ;
  • partiellement établies dans des remblais ;
  • sensibles aux variations d’eau ;
  • dépourvues de plans ou de notes de calcul conservés.

L’absence de fissure visible ne prouve pas l’existence d’une réserve de capacité. Elle indique seulement que le bâtiment a atteint, jusqu’à présent, un équilibre compatible avec ses charges et son environnement.


Ce que vérifie une mission G5

Points vérifiés par une mission G5 avant la surélévation d’une maison

La mission G5 de diagnostic géotechnique répond à une question ciblée concernant un ouvrage existant. Dans le cadre d’une surélévation, cette question peut être formulée ainsi :

Les fondations et le sol actuellement en place sont-ils compatibles, sur le plan géotechnique, avec le projet envisagé et ses nouvelles charges ?

La G5 peut être réalisée en présence de fissures, mais également de manière préventive. Elle est particulièrement utile lorsque les fondations sont inconnues, lorsque le bâtiment a été transformé au fil du temps ou lorsqu’un doute subsiste sur la qualité du terrain.

La géométrie et la nature des fondations

Des reconnaissances localisées peuvent permettre d’estimer :

  • le type de fondation ;
  • sa profondeur d’assise ;
  • sa largeur accessible ;
  • son matériau ;
  • la présence éventuelle de redans ou de niveaux différents ;
  • sa position par rapport aux couches de sol reconnues.

La campagne n’a pas nécessairement vocation à ouvrir toutes les fondations de la maison. Le nombre et l’emplacement des reconnaissances sont choisis en fonction des hypothèses à tester, des zones chargées et de l’hétérogénéité présumée.

La compatibilité entre les fondations et le sol

Le diagnostic étudie la cohérence entre les fondations existantes et le contexte géotechnique :

  • nature et succession des terrains ;
  • présence de remblais ou d’horizons compressibles ;
  • résistance mécanique du sol ;
  • sensibilité à l’eau ;
  • risque de retrait-gonflement des argiles ;
  • présence éventuelle de cavités ou de décompressions ;
  • influence d’une pente ou d’un talus ;
  • conditions d’écoulement des eaux.

La G5 peut ainsi apprécier la capacité géotechnique des fondations à recevoir un chargement supplémentaire et identifier les incertitudes qui restent à lever. (Geo2mo)

Les désordres déjà présents

Lorsque la maison présente des fissures ou des déformations, la mission doit séparer :

  1. les observations ;
  2. les hypothèses possibles ;
  3. les investigations permettant de les vérifier ;
  4. les conclusions et leur niveau de confiance.

Une fissure ne permet pas, à elle seule, de conclure à un problème de sol. Elle peut être liée à la structure, à un défaut constructif, à l’eau, à un remblai, à des argiles sensibles ou à la combinaison de plusieurs mécanismes.

Ce que la G5 ne fait pas

Une G5 n’est pas une étude générale de conception de la surélévation. Elle ne remplace pas :

  • la descente de charges du BET structure ;
  • la vérification des murs, poutres, planchers et chaînages ;
  • le dimensionnement détaillé des renforcements ;
  • les plans d’exécution ;
  • l’étude géotechnique de conception d’une reprise en sous-œuvre.

Son rapport doit préciser le périmètre étudié, les limites d’accès, les hypothèses testées et les besoins éventuels d’investigations ou d’études complémentaires.


Ce que conçoit une mission G2

Rôle de la mission G2 et coordination avec le bureau d’études structure pour une surélévation

La mission G2 de conception géotechnique intervient lorsque le projet est suffisamment défini pour comparer puis justifier des solutions. Elle transforme les données de terrain en hypothèses et prescriptions utilisables par le maître d’œuvre, le BET structure et les entreprises.

Dans une surélévation, la G2 ne se limite pas à indiquer une « portance du sol ». Elle doit étudier les conséquences géotechniques du projet et préciser les conditions dans lesquelles les charges supplémentaires peuvent être reprises.

La G2 AVP pour comparer les principes

Au stade de l’avant-projet, la G2 AVP peut comparer plusieurs scénarios :

  • conservation des fondations en l’état ;
  • élargissement ou approfondissement localisé ;
  • création de nouveaux appuis ;
  • reprise en sous-œuvre partielle ;
  • fondations profondes ou micropieux ;
  • redistribution des charges vers certains murs ;
  • allègement du système constructif ;
  • adaptation du projet architectural.

L’objectif est d’éviter de figer une surélévation incompatible avec le sol ou nécessitant un confortement disproportionné.

La G2 PRO pour justifier la solution retenue

Lorsque l’architecture, les niveaux et les charges sont stabilisés, la G2 PRO peut fournir les paramètres et vérifications nécessaires à la conception détaillée :

  • hypothèses géotechniques de calcul ;
  • résistance et déformation des terrains ;
  • vérifications de portance et de tassement ;
  • conditions d’ancrage ;
  • dispositions de terrassement ;
  • gestion des eaux ;
  • prescriptions relatives aux reprises en sous-œuvre ;
  • contrôles à prévoir pendant les travaux.

La G2 PRO nécessite donc des données de projet plus précises, notamment une descente de charges fournie par le BET structure. La G2 AVP sert à choisir une option ; la G2 PRO permet de la justifier et de la préciser. (Geo2mo)

La G2 ne remplace pas le BET structure

Le rapport géotechnique fournit les caractéristiques du sol et les hypothèses nécessaires à la conception des fondations. Le BET structure reste chargé, selon son périmètre, de dimensionner :

  • les semelles, longrines et massifs en béton armé ;
  • les poteaux et poutres ;
  • les renforcements des murs existants ;
  • les planchers et contreventements ;
  • les liaisons entre l’existant et la surélévation ;
  • la structure des éventuels ouvrages de reprise.

La G2 et l’étude structure doivent donc être coordonnées, et non réalisées comme deux dossiers indépendants.


Reconnaissance des fondations et investigations possibles

Le programme d’investigations n’est pas identique pour toutes les maisons. Il dépend du projet, de l’âge du bâtiment, des documents disponibles, des désordres observés et de l’accès au terrain.

Sondages de reconnaissance des fondations

Des sondages ou fouilles localisés peuvent être réalisés au droit de certains murs porteurs. Ils servent à observer la profondeur, la géométrie et les matériaux accessibles.

Ces ouvertures doivent être positionnées avec précaution. Une fouille trop profonde ou trop longue contre une fondation peut localement déstabiliser le terrain d’assise. Les conditions de sécurité, le phasage et la remise en état doivent être prévus avant l’intervention.

Investigations géotechniques

Selon les hypothèses à vérifier, le programme peut comprendre :

  • sondages à la tarière ;
  • forages ou carottages localisés ;
  • essais pénétrométriques ;
  • essais pressiométriques ;
  • prélèvements de sol ;
  • essais de laboratoire ;
  • recherche de remblais ou de terrains décomprimés ;
  • repérage de niveaux d’eau ou d’indices d’écoulement.

Le type d’essai ne doit pas être choisi uniquement en fonction de son prix. Il doit produire les données nécessaires à la question posée et au calcul envisagé. (Geo2mo)

Investigations sur la structure

Certaines reconnaissances relèvent davantage du BET structure ou d’un laboratoire spécialisé :

  • identification des murs réellement porteurs ;
  • mesure de l’épaisseur des maçonneries ;
  • reconnaissance des planchers ;
  • recherche d’armatures ;
  • sondages dans le béton ou la maçonnerie ;
  • vérification des chaînages ;
  • caractérisation de la résistance des matériaux.

La campagne la plus efficace est souvent préparée conjointement par le géotechnicien et le BET structure. Une seule ouverture peut alors répondre à plusieurs questions et limiter les destructions dans le bâtiment.


Coordination avec le BET structure

Le dialogue entre le géotechnicien et le BET structure doit commencer avant que le projet soit totalement figé.

Ce que le géotechnicien attend du BET structure

Pour étudier correctement la surélévation, le géotechnicien a notamment besoin :

  • du plan des murs et appuis porteurs ;
  • de la localisation des nouvelles charges ;
  • d’une descente de charges, même provisoire ;
  • des charges permanentes et d’exploitation ;
  • des efforts concentrés sous les poteaux ;
  • des hypothèses de contreventement ;
  • des variantes envisagées.

Une simple surface de surélévation ne suffit pas. Deux projets de même superficie peuvent produire des sollicitations très différentes selon leur matériau, leur trame porteuse et la position des appuis.

Ce que le BET structure attend de la géotechnique

Le BET structure utilise notamment :

  • le modèle géotechnique ;
  • les paramètres de calcul ;
  • les conditions d’ancrage ;
  • les valeurs de résistance retenues ;
  • les estimations de tassement ;
  • les risques de déformation différentielle ;
  • les conditions d’exécution des fondations ou reprises ;
  • les précautions relatives à l’eau et aux terrassements.

Une conception itérative

Le déroulement le plus robuste est généralement le suivant :

  1. l’architecte et le BET structure définissent une première trame de surélévation ;
  2. le géotechnicien analyse les données disponibles et qualifie la mission ;
  3. les fondations et le sol sont reconnus ;
  4. les conclusions de la G5 orientent les variantes possibles ;
  5. le BET structure ajuste les descentes de charges ;
  6. la G2 étudie puis justifie la solution retenue ;
  7. les études d’exécution sont établies sur des hypothèses communes.

Cette boucle évite qu’une G2 soit rédigée avec des charges fictives ou qu’un projet structure soit finalisé à partir d’hypothèses de sol non vérifiées.


Dans quels cas une G5 puis une G2 s’enchaînent-elles ?

Les fondations ne sont pas documentées

Les plans d’origine ont été perdus ou ne montrent pas les fondations. Le projet ne peut pas être conçu sérieusement sur la seule hypothèse de semelles continues uniformes.

Une G5 permet d’abord de reconnaître l’existant. Si le projet est confirmé, la G2 utilise ces données pour étudier les nouvelles charges et concevoir les adaptations nécessaires.

La maison présente des fissures

Une surélévation ne doit pas être utilisée comme point de départ d’un renforcement standard sans identification préalable du mécanisme. Une fissure peut indiquer un mouvement de sol, mais cette hypothèse nécessite une vérification selon le contexte.

La G5 hiérarchise les causes possibles. Une G2 intervient ensuite si des micropieux, des longrines, un drainage structurant ou une autre reprise doivent être conçus. La page Geo2mo consacrée à la G5 rappelle cette logique : G5 pour comprendre, G2 pour concevoir ou dimensionner. (Geo2mo)

Les charges sont concentrées sur de nouveaux appuis

La création de poteaux, d’un portique ou d’une poutre de transfert peut concentrer une part importante des charges sur quelques points. La reconnaissance doit alors vérifier ce qui se trouve sous ces futurs appuis et si les fondations existantes peuvent être conservées.

Une reprise en sous-œuvre est envisagée

Une reprise en sous-œuvre modifie un équilibre existant et doit être conçue en tenant compte du sol, du bâtiment, du phasage et des avoisinants. Pour les opérations associant surélévation et approfondissement du bâtiment, la page sur la reprise en sous-œuvre et la création de sous-sol apporte un complément utile.

Après la G5 et la G2, des missions G3 et G4 peuvent être prévues pour préparer, suivre et superviser l’exécution des ouvrages géotechniques.

Le terrain présente un contexte sensible

L’enchaînement G5–G2 est particulièrement pertinent lorsque la parcelle comporte :

  • des sols argileux sensibles ;
  • des remblais ;
  • une forte pente ;
  • un talus ou un soutènement proche ;
  • des indices de cavités ;
  • une nappe ou des circulations d’eau ;
  • des bâtiments mitoyens ;
  • plusieurs générations d’extensions.

Une surélévation présente certaines problématiques communes avec une extension de maison individuelle, notamment l’interaction entre fondations existantes, nouvelles charges et tassements différentiels.


Contraintes d’accès sur un bâtiment existant

Sur une construction neuve, les sondages sont généralement réalisés avant le chantier sur un terrain dégagé. Dans une maison occupée, l’environnement peut fortement modifier le programme et le devis.

Accès des machines

Le bureau d’étude doit connaître :

  • la largeur des portails et passages ;
  • la hauteur disponible ;
  • la présence d’escaliers ou de dénivelés ;
  • la possibilité d’accéder à la cour ou au jardin ;
  • la résistance des dallages traversés ;
  • la distance entre la zone de stationnement et les sondages ;
  • les contraintes de bruit, de poussière et d’évacuation des déblais.

Une foreuse légère ou démontable peut être nécessaire dans une cour étroite, un garage, un sous-sol ou une zone sans accès direct.

Accès aux fondations

Certaines fondations peuvent être masquées par :

  • une terrasse ;
  • un dallage intérieur ;
  • un vide sanitaire inaccessible ;
  • un doublage ou un aménagement enterré ;
  • des réseaux ;
  • une construction mitoyenne ;
  • des plantations ou des équipements extérieurs.

Le devis doit préciser les ouvertures comprises, les protections prévues et le niveau de remise en état. Une formulation comme « reconnaissance des fondations » est insuffisante si elle n’indique ni le nombre de points, ni leur position prévisionnelle, ni les éventuelles exclusions.

Réseaux et autorisations

Avant toute intervention, il faut signaler les réseaux connus : eau, électricité, gaz, assainissement, eaux pluviales, télécommunications, drainage ou arrosage.

Des accords complémentaires peuvent être nécessaires en copropriété, en mitoyenneté ou lorsque l’accès implique la propriété voisine. Les contraintes d’accès, les réseaux et les autorisations doivent être intégrés au cadrage de la G5. (Geo2mo)


Documents à fournir pour obtenir un devis adapté

Documents et contraintes d’accès à communiquer pour un devis d’étude géotechnique de surélévation

Un devis fiable suppose de comprendre à la fois le bâtiment existant et la surélévation envisagée.

Informations sur la parcelle

Transmettez :

  • l’adresse exacte ;
  • la référence cadastrale ;
  • un plan de situation ;
  • un plan de masse ;
  • les informations connues sur la pente, les talus et les soutènements ;
  • les études de sol déjà réalisées ;
  • les documents disponibles sur les risques naturels ou le PPR applicable.

Documents sur la maison existante

Même incomplets, les documents suivants sont utiles :

  • plans des niveaux ;
  • coupes du bâtiment ;
  • plans de fondations ;
  • plans de structure ou de ferraillage ;
  • date de construction ;
  • historique des extensions et transformations ;
  • présence d’un sous-sol ou d’un vide sanitaire ;
  • rapports d’expertise antérieurs ;
  • factures ou dossiers de travaux de fondation ;
  • informations sur les réseaux et la gestion des eaux.

Documents sur le projet

Pour une G2, il faut également fournir :

  • plans de la surélévation ;
  • coupes et niveaux projetés ;
  • principe constructif envisagé ;
  • implantation des murs, poteaux et portiques ;
  • descente de charges préliminaire ou définitive ;
  • variantes encore à l’étude ;
  • phasage souhaité ;
  • éventuels ouvrages de reprise ou de soutènement.

Informations sur les désordres

Lorsque la maison présente des fissures ou déformations, joignez :

  • des photographies datées ;
  • une vue générale de chaque façade concernée ;
  • la localisation des désordres sur un plan ;
  • leur chronologie d’apparition ;
  • les éventuelles évolutions saisonnières ;
  • les réparations déjà entreprises ;
  • les événements hydriques connus : fuite, sécheresse, modification de drainage ou travaux voisins.

Une photographie ne suffit pas à déterminer la cause, mais elle aide à préparer la visite et à cibler les zones à reconnaître.


Les erreurs à éviter avant une surélévation

Commander une G2 alors que le projet n’est pas défini

Sans plans, niveaux ni charges, le bureau d’étude ne peut fournir que des hypothèses générales. Le rapport risque de devoir être repris lorsque la structure de la surélévation sera connue.

Demander à une G5 de dimensionner les travaux

La G5 peut identifier un mécanisme et recommander des principes de solution. Elle n’a pas pour objet de remplacer la conception détaillée d’un renforcement ou d’une reprise en sous-œuvre.

Penser qu’une ossature bois rend l’étude inutile

Une ossature légère est souvent favorable, mais sa pertinence dépend de la réserve de capacité des murs et fondations, de la répartition des charges et de l’état du bâtiment.

Consulter le BET structure après la géotechnique

Le géotechnicien doit connaître les charges à étudier. Le BET structure doit connaître les caractéristiques du sol pour calculer les appuis. Retarder leur coordination produit des hypothèses incohérentes et des études à refaire.

Réutiliser un ancien rapport sans vérifier son périmètre

Une étude réalisée pour la maison initiale, un garage ou une extension latérale ne couvre pas automatiquement une surélévation. Il faut vérifier :

  • l’emprise investiguée ;
  • la profondeur des sondages ;
  • la mission réalisée ;
  • le projet pris en compte ;
  • les charges étudiées ;
  • les modifications du terrain depuis l’intervention.

Choisir uniquement le devis le moins cher

Deux devis peuvent porter le même intitulé « G5 » ou « G2 » tout en prévoyant des programmes très différents. Comparez le nombre de reconnaissances de fondations, les essais, les profondeurs, les ouvertures, la remise en état, les livrables et les échanges prévus avec le BET structure.


Une étude géotechnique est-elle obligatoire pour surélever une maison ?

Une G2 ou une G5 n’est pas automatiquement imposée par le seul fait de réaliser une surélévation. Le besoin dépend du projet, des risques, du règlement local, des contrats et des demandes des intervenants.

La surélévation nécessite en revanche une autorisation d’urbanisme adaptée à la situation et à la surface créée. Il peut s’agir d’une déclaration préalable ou d’un permis de construire. (Service Public)

Lorsqu’un plan de prévention des risques subordonne le projet à une étude préalable, le dossier de permis doit, selon le cas, comprendre une attestation certifiant que cette étude a été réalisée et prise en compte dans la conception. (Légifrance)

Une étude peut également être demandée par :

  • le BET structure ;
  • l’architecte ou le maître d’œuvre ;
  • le contrôleur technique ;
  • l’assureur ;
  • l’entreprise chargée d’une reprise en sous-œuvre ;
  • le règlement d’un PPR applicable à la parcelle.

Il convient donc de distinguer l’obligation réglementaire, l’exigence contractuelle et la recommandation technique.


FAQ — Étude de sol et surélévation de maison

Une G5 peut-elle confirmer que les fondations supporteront un étage supplémentaire ?

Elle peut apprécier leur compatibilité avec le sol et avec les charges étudiées sur le plan géotechnique. Le BET structure doit parallèlement vérifier la résistance mécanique des fondations, des murs, des planchers et de l’ensemble du cheminement des charges.

Peut-on réaliser directement une G2 sans G5 ?

Oui, lorsque l’existant est suffisamment connu : plans fiables, données géotechniques exploitables, fondations accessibles et absence d’incertitude majeure. Lorsque les fondations ou les désordres sont mal connus, une G5 préalable est plus cohérente.

Une maison sans fissures a-t-elle besoin d’une G5 ?

Pas systématiquement. Une G5 préventive devient pertinente lorsque les fondations ne sont pas documentées, que le terrain est hétérogène, que les charges augmentent fortement ou qu’un doute doit être levé avant de poursuivre la conception.

Une surélévation en bois nécessite-t-elle une étude de sol ?

Le choix du bois ne dispense pas automatiquement d’une étude. Il réduit généralement les charges permanentes, mais il faut encore vérifier leur répartition, la capacité des appuis existants et les caractéristiques du sol.

La G5 et la G2 peuvent-elles figurer dans un même devis ?

Oui, une proposition peut prévoir un enchaînement en deux temps : diagnostic G5, point d’arrêt, puis G2 si le projet est confirmé. Les objectifs, investigations et livrables de chaque mission doivent toutefois rester clairement distingués.

Faut-il prévoir une G3 ou une G4 après la G2 ?

Cela dépend des travaux retenus. Une reprise en sous-œuvre, des micropieux ou une intervention sensible au voisinage de fondations existantes peuvent justifier une étude et un suivi géotechniques d’exécution G3 ainsi qu’une supervision G4.

Quand lancer les études ?

Le meilleur moment se situe avant de figer l’architecture et avant de consulter les entreprises. La G5 peut être lancée au stade de la faisabilité. La G2 AVP accompagne le choix d’une solution, puis la G2 PRO intervient lorsque les plans et les charges sont suffisamment avancés.


Faire qualifier la mission avant de figer le projet

Une surélévation peut relever d’une G5, d’une G2 ou d’un enchaînement des deux. La bonne mission ne se choisit pas uniquement à partir du type de travaux : elle dépend des connaissances disponibles sur les fondations, de l’état du bâtiment, des nouvelles charges et des solutions envisagées.

Transmettez les plans de l’existant, l’esquisse de la surélévation, les études déjà réalisées et les premières données du BET structure. Geo2mo pourra cadrer les reconnaissances nécessaires, les contraintes d’accès et le niveau de mission correspondant à votre stade de conception.

Faire qualifier la mission avant de figer le projet

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