Étude G2 ou mission G5 : laquelle demander ?

Une étude G2 et une mission G5 peuvent toutes deux nécessiter des sondages, des essais et une analyse géotechnique. Elles ne répondent pourtant pas à la même question.

L’étude géotechnique G2 sert à concevoir un projet : fondations, terrassements, soutènements, dallages ou autres ouvrages en interaction avec le sol. La mission G5 sert à étudier un élément géotechnique précis : causes possibles d’un désordre, comportement d’une fondation existante, stabilité d’un mur, influence d’un sol ou d’une venue d’eau.

Le choix ne dépend donc pas seulement de l’âge du bâtiment. Une G2 peut concerner des travaux réalisés sur un ouvrage existant, tandis qu’une G5 peut intervenir à différentes étapes d’un projet. Le bon critère est le suivant : faut-il concevoir une solution future ou répondre d’abord à une question ciblée ?

Votre situation Mission généralement envisagée
Maison neuve, bâtiment, piscine, extension ou ouvrage à concevoir G2
Fissures, tassement, affaissement, fondations inconnues ou stabilité à diagnostiquer G5
Surélévation, reprise en sous-œuvre ou travaux sur un existant mal connu Souvent G5 puis G2
Anomalie découverte pendant le chantier Vérifier d’abord le périmètre des missions G3 et G4 ; G5 seulement pour une question ponctuelle

La NF P 94-500 classe la G2 parmi les missions de conception et la G5 comme un diagnostic géotechnique portant sur un ou plusieurs éléments spécifiques. Elle précise également le contenu, les limites et l’enchaînement des différentes missions d’ingénierie géotechnique. (Boutique AFNOR)

Prévention pour la G2, diagnostic ciblé pour la G5

Comparaison entre la mission G2 de conception et la mission G5 de diagnostic géotechnique ciblé

La différence entre G2 et G5 tient d’abord à leur finalité.

La G2 accompagne la conception du projet

La mission G2 intervient lorsque le projet est suffisamment défini pour que le géotechnicien puisse étudier son interaction avec le terrain. Elle peut comprendre trois phases successives :

  • la G2 AVP, pour comparer les principes de construction envisageables et établir une première approche dimensionnelle ;
  • la G2 PRO, pour justifier et dimensionner les ouvrages géotechniques retenus ;
  • la G2 DCE/ACT, pour préparer les pièces géotechniques de la consultation et accompagner l’analyse des offres.

Selon la phase confiée, la G2 peut traiter les fondations, les terrassements, les soutènements, les talus, les dallages, les voiries, les améliorations de sol, les nappes et les interactions avec les avoisinants. La G2 AVP n’a donc pas le même degré de précision qu’une G2 PRO.

La G5 répond à une question géotechnique délimitée

La mission G5 est un diagnostic ponctuel. Elle peut, par exemple, rechercher :

  • les causes géotechniques susceptibles de contribuer à des fissures ou à un tassement ;
  • la profondeur et le fonctionnement de fondations existantes ;
  • l’influence d’un remblai, d’une couche compressible ou d’un sol argileux ;
  • le rôle possible d’une fuite, d’une infiltration ou d’une variation hydrique ;
  • les conditions de stabilité d’un soutènement, d’un talus ou d’un mur existant ;
  • la compatibilité d’un élément géotechnique existant avec une évolution du projet.

Son périmètre doit être formulé précisément. Une mission intitulée « G5 » ne signifie pas que l’état complet du bâtiment, de sa structure, de ses réseaux et de l’ensemble de la parcelle sera diagnostiqué.

La norme indique que la G5 étudie un ou plusieurs éléments géotechniques spécifiques, sans implication automatique dans la globalité du projet ni dans l’étude de l’état général de l’ouvrage existant.

À retenir : la G5 n’est ni une version supérieure ni une version plus détaillée de la G2. Ce sont deux missions différentes. La première diagnostique une question ciblée ; la seconde conçoit les ouvrages géotechniques d’un projet.

Ouvrage neuf, extension ou ouvrage existant

Choix entre G2 et G5 pour une maison neuve, une extension ou un ouvrage existant

La nature du projet donne une première orientation, mais elle ne suffit pas toujours à choisir la mission.

Pour un ouvrage neuf : généralement une G2

Une maison neuve, un bâtiment, une piscine enterrée, un garage indépendant ou un soutènement à construire relèvent normalement d’une mission de conception G2.

Le géotechnicien étudie alors les caractéristiques du projet, notamment :

  • son implantation ;
  • ses niveaux altimétriques ;
  • la présence d’un sous-sol ou de parties enterrées ;
  • les charges transmises au terrain ;
  • les terrassements et remblais envisagés ;
  • les avoisinants ;
  • les principes de fondation examinés avec la maîtrise d’œuvre et le BET structure.

L’objectif n’est pas simplement de connaître la nature du sol. Il faut produire des hypothèses et des recommandations utilisables pour concevoir le projet.

Pour une extension : G2, avec parfois une G5 préalable

L’extension constitue un nouvel ouvrage. Ses fondations et ses terrassements doivent donc être étudiés en fonction de son implantation et de ses charges : une G2 est généralement nécessaire.

Une G5 peut néanmoins être pertinente en amont lorsque le projet soulève une question précise sur l’existant :

  • profondeur et géométrie des fondations de la maison ;
  • présence de fondations hétérogènes ;
  • désordres déjà visibles ;
  • interaction entre les fondations neuves et anciennes ;
  • terrassement prévu à proximité immédiate de l’existant ;
  • absence de plans ou d’étude géotechnique antérieure ;
  • comportement incertain d’un remblai ou d’une plateforme existante.

La G5 ne dimensionne alors pas automatiquement l’extension. Elle permet d’abord de mieux comprendre l’existant. Les résultats peuvent ensuite être intégrés à la G2 du projet.

Pour un ouvrage existant : G5 pour diagnostiquer, G2 pour concevoir des travaux

Lorsqu’un bâtiment existant présente des fissures, des déformations, des affaissements ou un problème de stabilité, la G5 est généralement la mission géotechnique la plus cohérente pour étudier les mécanismes possibles.

En revanche, dès qu’un projet de réparation ou de modification doit être dimensionné, une mission de conception peut devenir nécessaire. C’est notamment le cas pour une reprise en sous-œuvre, des micropieux, une amélioration de sol, un drainage structurel, le remplacement d’un soutènement ou une modification importante des terrassements.

Une question structurelle peut également nécessiter l’intervention d’un BET structure. Le géotechnicien étudie le sol, les fondations et leur interaction ; le BET structure vérifie notamment les charges, les éléments porteurs et le comportement de la superstructure.

Données d’entrée et investigations

Données d’entrée et investigations nécessaires pour cadrer une étude G2 ou une mission G5

Le sigle de la mission ne détermine pas à lui seul le nombre ou le type de sondages. Le programme d’investigations doit être adapté au terrain, au projet, à la question posée, aux données déjà disponibles et aux conditions d’accès.

Ce qu’il faut fournir pour une G2

Pour cadrer une étude G2, le bureau géotechnique a notamment besoin du plan de masse, des plans et coupes du projet, des niveaux de terrassement, de la présence éventuelle d’un sous-sol et des premières données de charges.

Une G2 demandée avec un simple plan cadastral et sans information sur le projet risque de reposer sur des hypothèses trop générales. Les éléments suivants améliorent le cadrage :

Donnée utile Pourquoi elle est importante
Plan de masse avec implantation Positionner les investigations par rapport au futur ouvrage
Plans et coupes Comprendre la géométrie, les niveaux et les parties enterrées
Niveau du terrain actuel et niveau fini Évaluer les déblais, remblais et encastrements
Descente de charges ou ordre de grandeur Étudier les sollicitations transmises au sol
Projet de dallage, voirie ou soutènement Intégrer les ouvrages géotechniques associés
Études antérieures Réutiliser les données pertinentes sans les considérer automatiquement suffisantes
Informations sur les réseaux et l’accès Choisir des moyens d’investigation réalisables et sûrs

Ce qu’il faut fournir pour une G5

Une G5 commence par la formulation d’une question. « Faire une G5 sur la maison » est trop vague. Le devis doit plutôt préciser s’il faut rechercher les causes géotechniques de fissures, vérifier les fondations avant une surélévation ou diagnostiquer la stabilité d’un mur.

Les documents utiles comprennent généralement les plans disponibles, les études de sol antérieures, les rapports d’expertise, l’historique des travaux, la chronologie des désordres et les informations relatives aux réseaux, aux eaux et à la végétation.

Des photographies datées peuvent aider à documenter l’évolution d’une fissure. Elles ne permettent toutefois pas d’en déterminer seules la cause. L’observation, les hypothèses, les investigations et la conclusion doivent rester clairement séparées.

Les investigations possibles

Selon le contexte, une G2 ou une G5 peut comprendre des sondages de reconnaissance, des essais pénétrométriques ou pressiométriques, des prélèvements, des analyses en laboratoire, des observations d’eau ou des reconnaissances de fondations.

Dans le cas d’un ouvrage existant, des fouilles ou puits de reconnaissance peuvent servir à observer la profondeur, la largeur et la constitution apparente des fondations. Leur réalisation dépend toutefois de l’accessibilité, des réseaux, de la sécurité de l’ouvrage et de la possibilité d’intervenir sans déstabiliser les éléments existants.

La NF P 94-500 prévoit que chaque mission s’appuie sur des données géotechniques adaptées et sur des investigations appropriées. Pour une G5, le programme est défini après l’enquête documentaire et en fonction de l’élément précis à étudier. (Géorisques)

Livrables et limites

Comparaison des livrables et des limites des missions géotechniques G2 et G5

Comparer une G2 et une G5 uniquement à partir du nombre de sondages ou du nombre de pages du rapport serait trompeur. Le livrable attendu dépend avant tout de la question contractuelle.

Ce que fournit une G2

Le contenu évolue avec la phase de conception.

Phase Contenu attendu
G2 AVP Modèle géotechnique, hypothèses à retenir, risques importants, principes constructifs envisageables et première approche dimensionnelle
G2 PRO Paramètres géotechniques, choix et justification des solutions, dimensionnements géotechniques, dispositions constructives et approche des quantités
G2 DCE/ACT Pièces géotechniques nécessaires à la consultation, contribution aux documents techniques et assistance à l’analyse des offres

Une G2 PRO peut ainsi être nécessaire lorsque le BET structure ou la maîtrise d’œuvre a besoin de valeurs et de justifications plus précises que celles fournies au stade AVP. La phase DCE/ACT intervient ensuite pour traduire le projet dans les documents de consultation.

La G2 ne remplace pas :

  • les plans et calculs de structure ;
  • les études géotechniques d’exécution de l’entreprise ;
  • le suivi géotechnique du chantier ;
  • la supervision des études et travaux d’exécution ;
  • un diagnostic général d’un bâtiment existant.

Ce que fournit une G5

Le rapport G5 doit rappeler la question étudiée, les documents analysés, les observations réalisées, les investigations exécutées et les limites de l’intervention.

Il présente ensuite l’interprétation géotechnique des données et l’influence possible de l’élément étudié sur le projet ou l’ouvrage. Selon le cas, il peut :

  • hiérarchiser plusieurs mécanismes possibles ;
  • évaluer la cohérence entre le sol, les fondations et les désordres observés ;
  • identifier des facteurs aggravants ;
  • recommander une surveillance ou des investigations supplémentaires ;
  • orienter les études à engager avant de définir des travaux.

Une G5 peut conclure qu’un confortement est à étudier. Elle ne constitue pas pour autant, sauf périmètre de conception distinctement prévu, le dimensionnement complet des travaux.

Les limites à vérifier dans le devis

Le devis doit indiquer clairement :

  • l’élément géotechnique couvert ;
  • les ouvrages inclus et exclus ;
  • les documents nécessaires avant intervention ;
  • le programme prévisionnel d’investigations ;
  • les contraintes d’accès et de réseaux ;
  • les hypothèses relatives au projet ;
  • le niveau de conception attendu ;
  • les suites qui ne font pas partie de la mission.

Cette distinction est particulièrement importante pour les offres réunissant une G5 et une G2. Les deux missions peuvent être confiées dans un même contrat, mais leurs objectifs et leurs livrables doivent rester identifiables.

G5 avant travaux sur existant : cas particuliers

Situations nécessitant une mission G5 avant des travaux sur un ouvrage existant

La présence d’un bâtiment existant ne rend pas la G5 systématique. Elle devient pertinente lorsqu’un élément précis doit être compris avant de pouvoir concevoir correctement les travaux.

Surélévation d’une maison

Une surélévation augmente les charges reprises par les murs, poteaux et fondations existants. Le BET structure doit quantifier ces charges et vérifier la structure. Le géotechnicien peut, de son côté, être sollicité pour étudier une question ciblée concernant les fondations et le terrain.

Lorsque la profondeur, la géométrie ou le fonctionnement des fondations sont inconnus, une G5 peut précéder la conception. Si le projet nécessite ensuite de renforcer les fondations, de créer de nouveaux appuis ou de réaliser des micropieux, une G2 permet d’étudier et de dimensionner les ouvrages géotechniques correspondants.

Extension accolée à un bâtiment existant

Pour l’extension elle-même, la mission de référence reste généralement la G2. Une G5 peut être ajoutée lorsque l’interaction avec la maison existante constitue une incertitude importante.

Elle peut notamment étudier les différences d’encastrement, les risques de mouvements différentiels, les fondations mitoyennes ou l’influence d’un terrassement réalisé à proximité de l’existant.

Reprise en sous-œuvre

Avant de prescrire une reprise en sous-œuvre, il faut distinguer la cause du désordre de la solution envisagée.

Lorsque les mécanismes ne sont pas suffisamment établis, la G5 sert à diagnostiquer la situation. Une fois les données réunies et le projet de travaux défini, une G2 PRO peut être nécessaire pour concevoir les reprises, vérifier les interactions et fournir les paramètres géotechniques de dimensionnement.

Les phases d’exécution devront ensuite être traitées par les missions adaptées, notamment G3 et G4 selon l’organisation contractuelle du chantier.

Création d’un sous-sol sous ou à proximité de l’existant

La création d’un sous-sol soulève plusieurs questions : stabilité provisoire, soutènement, niveau d’eau, reprise des charges et influence des terrassements sur les avoisinants.

Une G5 peut servir à diagnostiquer les fondations et les conditions géotechniques existantes. La conception des soutènements, des reprises en sous-œuvre, du terrassement et des dispositions liées à l’eau relève ensuite de la G2.

Mur de soutènement ou talus existant

Un mur qui se déforme, se fissure ou bascule peut faire l’objet d’une G5 portant sur sa stabilité et sur les terrains qu’il retient. Le diagnostic peut analyser le sol, l’eau, les remblais, la géométrie et les fondations accessibles.

Si le mur doit être renforcé, remplacé ou reconstruit, la solution future doit ensuite être conçue dans le cadre d’une mission adaptée au projet.

Changement d’usage ou ajout d’équipements lourds

Un changement de destination ou l’installation d’un équipement lourd ne justifie pas automatiquement une G5. Le premier besoin peut être structurel : vérification d’un plancher, d’une charpente ou d’un élément porteur.

La G5 devient pertinente lorsqu’une question spécifique concerne les fondations ou le terrain. Une G2 intervient si de nouveaux ouvrages géotechniques doivent être conçus.

Quand les deux missions s’enchaînent

Enchaînement d’une mission G5 avec une G2 puis les missions G3 et G4

L’enchaînement G5 puis G2 est fréquent lorsque le projet porte sur un existant mal connu ou affecté par des désordres :

Incertitude ou désordre ciblé → G5 → définition du projet de travaux → G2 AVP ou PRO → G3/G4 pendant l’exécution.

La logique est la suivante :

  1. La G5 étudie l’élément géotechnique qui empêche de décider.
  2. Les conclusions sont croisées avec l’analyse de la maîtrise d’œuvre et du BET structure.
  3. Le projet de travaux est défini ou révisé.
  4. La G2 conçoit et justifie les ouvrages géotechniques à réaliser.
  5. Les missions G3 et G4 accompagnent ensuite les études et les travaux d’exécution.

Cet enchaînement peut concerner une maison fissurée nécessitant une reprise en sous-œuvre, une surélévation, une extension proche de fondations mal connues, un soutènement instable ou la réutilisation de fondations existantes.

La norme prévoit expressément que, lorsqu’une G5 conduit à modifier une partie du projet ou à engager des travaux sur l’ouvrage existant, des missions de conception, d’exécution, de suivi ou de supervision doivent être réalisées ultérieurement selon les besoins.

À l’inverse, toutes les G5 ne débouchent pas sur des travaux. Le diagnostic peut conclure à la nécessité d’une surveillance, d’une recherche de fuite, d’une étude structurelle, d’investigations complémentaires ou d’une action préalable sur la gestion des eaux.

Tableau de décision par situation

Tableau de décision pour choisir une étude G2, une mission G5 ou les deux selon la situation

Ce tableau donne une orientation initiale. La mission définitive doit être confirmée après examen des documents et formulation de la question technique.

Situation Mission à envisager Point de vigilance
Construction d’une maison ou d’un bâtiment neuf G2 Préciser l’implantation, les niveaux et les charges
Piscine, garage ou ouvrage indépendant à créer G2 Étudier aussi les interactions avec les ouvrages proches
Extension sans désordre connu et fondations existantes documentées G2 Vérifier que les données sur l’existant sont réellement exploitables
Extension accolée avec fondations inconnues G5 puis G2, selon le contexte Diagnostiquer l’existant avant de concevoir la liaison ou la désolidarisation
Surélévation d’une maison ancienne Souvent G5 puis G2 Coordonner géotechnicien et BET structure
Fissures ou tassements sans projet de réparation défini G5 Ne pas choisir une technique de reprise avant d’avoir étudié les mécanismes
Reprise en sous-œuvre après diagnostic établi G2, généralement au stade PRO Prévoir ensuite les missions d’exécution et de supervision
Mur ou soutènement existant déformé G5, puis G2 si travaux Délimiter précisément le tronçon et les mécanismes étudiés
Achat d’une maison avec signes de mouvements G5 ciblée La mission doit répondre à une question précise, pas à une demande générale de garantie
Réutilisation de fondations existantes pour un nouveau projet G5 puis G2, selon les données Vérifier l’existant, puis concevoir le projet et les renforcements éventuels
Sol inattendu découvert pendant les travaux D’abord G3/G4 selon le contrat La G5 n’est pertinente que si un diagnostic ponctuel distinct est nécessaire
Changement d’usage sans désordre visible BET structure en premier, puis mission géotechnique si nécessaire Distinguer la question structurelle de la question sol-fondations

Pour replacer cette comparaison dans l’ensemble du parcours géotechnique, consultez également le guide : quelle étude de sol demander selon votre projet : G1, G2, G3, G4 ou G5 ?.

Questions fréquentes

Réponses rapides aux questions fréquentes sur le choix entre une étude G2 et une mission G5

Quelle est la principale différence entre une G2 et une G5 ?

La G2 conçoit les ouvrages géotechniques d’un projet. La G5 étudie un élément géotechnique précis afin d’en déterminer l’influence sur un projet ou un ouvrage existant.

Autrement dit, la G2 répond principalement à la question « comment concevoir ? », tandis que la G5 répond à une question du type « que se passe-t-il et quelle est l’influence de cet élément ? ».

Faut-il systématiquement une G5 pour une extension ?

Non. L’extension est un nouvel ouvrage et relève généralement d’une G2. Une G5 peut être nécessaire lorsque les fondations existantes sont inconnues, lorsqu’un désordre est présent ou lorsque l’interaction entre l’extension et le bâtiment constitue une question technique spécifique.

Une G5 suffit-elle pour dimensionner des micropieux ?

Pas nécessairement. Une G5 peut contribuer à comprendre les causes d’un désordre et à préciser les conditions géotechniques dans lesquelles une reprise pourrait être étudiée.

Le dimensionnement du système de fondations ou de reprise relève ensuite d’une mission de conception, généralement une G2 PRO, complétée par les études d’exécution appropriées. La nécessité de micropieux ne devrait pas être considérée comme acquise avant l’analyse du diagnostic et des autres solutions possibles.

Une G2 peut-elle être réalisée pour des travaux sur un bâtiment existant ?

Oui. La G2 est liée à la conception d’un projet, pas uniquement à la construction neuve. Elle peut servir à concevoir une extension, un renforcement, une reprise en sous-œuvre, un soutènement ou d’autres ouvrages géotechniques concernant un bâtiment existant.

Une G5 préalable est utile lorsqu’une question spécifique sur l’existant doit d’abord être résolue.

La G5 est-elle réservée aux maisons fissurées ?

Non. Elle peut intervenir à toute étape d’un projet ou au cours de la vie d’un ouvrage. Elle peut porter sur un soutènement, un talus, une fondation, un remblai, une venue d’eau, une anomalie rencontrée pendant les travaux ou tout autre élément géotechnique précisément délimité.

Après une G5, faut-il une G2 AVP ou une G2 PRO ?

Cela dépend du niveau de définition du projet.

Une G2 AVP est adaptée lorsqu’il reste plusieurs principes de travaux à comparer. Une G2 PRO devient pertinente lorsque la solution est retenue et doit être justifiée et dimensionnée. Une phase DCE/ACT peut ensuite être nécessaire pour consulter les entreprises sur une base technique suffisamment cadrée.

Une G5 peut-elle déterminer la cause de fissures à partir de photographies ?

Non. Les photographies permettent de décrire, dater et suivre les désordres. Elles ne suffisent pas à attribuer une cause.

L’analyse doit croiser l’historique du bâtiment, la géométrie des désordres, les fondations, le terrain, l’eau, les réseaux, les travaux antérieurs et, lorsque cela est nécessaire, des investigations géotechniques. Plusieurs mécanismes peuvent par ailleurs se combiner.

Quels documents transmettre pour obtenir un devis adapté ?

Pour une G2, transmettez au minimum le plan de masse, les plans et coupes du projet, les niveaux, les informations sur les terrassements et, dès qu’elles sont disponibles, les charges ou descentes de charges.

Pour une G5, ajoutez une formulation précise du problème, la chronologie des désordres, les rapports antérieurs, les plans de l’existant, les travaux déjà réalisés et des photographies datées. Les informations relatives à l’accès, aux réseaux et aux contraintes d’intervention doivent également être signalées.


Décrire votre situation pour identifier la mission adaptée

Vous avez un projet neuf, une extension, une surélévation, des fissures ou un ouvrage existant à modifier ? Le choix entre G2, G5 ou enchaînement G5–G2 dépend de la question à résoudre, des données disponibles et du niveau de conception attendu.

Transmettez les plans, les études antérieures, la description du projet ou des désordres et les principales contraintes du site afin de faire définir un périmètre de mission cohérent.

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