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Balise title : Étude de perméabilité des eaux pluviales : quand ?
Méta-description : Commune, PLU, permis, essai Porchet ou Lefranc : découvrez quand une étude de perméabilité est demandée et ce que doit contenir son rapport.
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Requête principale : étude de perméabilité eaux pluviales
Requêtes secondaires : étude d’infiltration des eaux pluviales, essai de perméabilité du sol, essai Porchet, étude pluviale, infiltration à la parcelle
Étude de perméabilité pour les eaux pluviales : quand est-elle demandée ?
Une étude de perméabilité des sols peut être demandée lors d’un permis de construire, d’une déclaration préalable ou d’un projet d’aménagement lorsque les eaux pluviales doivent être gérées sur la parcelle. Elle sert alors à vérifier si l’infiltration est envisageable, à quelles profondeurs et dans quelles conditions.
Cette étude n’est toutefois pas obligatoire de manière uniforme pour tous les projets en France. L’exigence dépend notamment du plan local d’urbanisme, du zonage pluvial, du règlement d’assainissement, des prescriptions du gestionnaire de réseau et des caractéristiques du projet.
Elle peut aussi être utile sans avoir été expressément demandée par la commune. Une valeur de perméabilité fiable est souvent nécessaire pour concevoir une noue, une tranchée, un bassin ou un autre ouvrage d’infiltration. À l’inverse, un simple essai ponctuel ne suffit pas toujours à conclure sur la faisabilité du dispositif.

Dans quelles situations faut-il prévoir une étude ?
| Situation | Étude de perméabilité probable ? | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Construction neuve avec infiltration imposée à la parcelle | Souvent oui | PLU, zonage pluvial et règlement du service compétent |
| Extension, garage, terrasse ou piscine augmentant les surfaces imperméabilisées | Selon le territoire et l’ampleur du projet | Surface créée et règles applicables à la parcelle |
| Lotissement, bâtiment collectif, parking ou zone d’activité | Généralement à anticiper | Étude hydraulique, emprise du projet et procédure environnementale éventuelle |
| Rejet au réseau autorisé mais limité à un débit maximal | Souvent utile | Volume à stocker, possibilité d’infiltration partielle et débit admissible |
| Rejet au réseau interdit sauf impossibilité d’infiltrer | Oui, pour justifier la solution | Niveau de preuve attendu par le service instructeur |
| Installation d’assainissement non collectif | Étude distincte | Prescriptions du SPANC |
| Étude de sol G2 déjà programmée | À coordonner, mais pas automatiquement incluse | Localisation, profondeur et protocole des essais dédiés aux eaux pluviales |
Quand la commune ou le PLU peut-il demander une étude ?
Les communes ou intercommunalités peuvent délimiter des zones dans lesquelles des mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols et maîtriser le débit ainsi que l’écoulement des eaux pluviales. Le règlement du PLU peut également imposer les installations nécessaires à la gestion des eaux pluviales et du ruissellement. (Légifrance)
Lors de l’instruction d’une autorisation d’urbanisme
L’étude peut être demandée à l’occasion :
- d’un permis de construire ;
- d’une déclaration préalable ;
- d’un permis d’aménager ;
- de la création d’un lotissement ;
- d’une régularisation ou d’une modification de projet.
L’objectif du service instructeur est généralement de vérifier que la solution envisagée respecte les règles locales de collecte, d’infiltration, de stockage ou de rejet. Le Code de l’urbanisme prévoit que la collecte et l’écoulement des eaux pluviales doivent être assurés conformément aux règlements en vigueur. Un projet susceptible de porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique peut en outre être refusé ou assorti de prescriptions particulières. (Légifrance)
La demande ne prend pas toujours la forme explicite « fournir un essai Porchet ». Le règlement peut, par exemple, imposer :
- une gestion prioritaire à la parcelle ;
- un rejet nul vers le réseau public ;
- un débit de fuite maximal ;
- un volume minimal de rétention ;
- la justification technique d’une impossibilité d’infiltration ;
- la prise en compte d’un événement pluvieux défini localement ;
- un trop-plein ou un cheminement sécurisé en cas de saturation.
Dès qu’une règle exige de démontrer que le terrain peut recevoir les eaux, une étude de perméabilité devient souvent nécessaire.
Quels documents locaux consulter ?
Avant de commander des essais, il faut rechercher les prescriptions dans :
- le règlement écrit et les annexes du PLU ou du PLUi ;
- le zonage pluvial ;
- le schéma directeur de gestion des eaux pluviales ;
- le règlement d’assainissement ;
- le règlement du service public de gestion des eaux pluviales ;
- le cahier des charges du lotissement ou de la zone d’aménagement ;
- les courriers ou demandes de pièces du service instructeur.
Une règle locale peut prescrire une méthode, un nombre minimal d’essais ou le contenu du rapport. Dans ce cas, le programme d’investigations doit reprendre précisément cette prescription.
Lorsque la demande reste imprécise, il est utile de faire confirmer par écrit l’article applicable et le livrable attendu : procès-verbal d’essai, étude de faisabilité, note hydraulique, plan d’implantation ou rapport complet.
Cas des opérations soumises à la « loi sur l’eau »
Pour les opérations importantes, la rubrique 2.1.5.0 de la nomenclature environnementale concerne le rejet d’eaux pluviales dans les eaux superficielles, sur le sol ou dans le sous-sol. La surface prise en compte comprend celle du projet et la partie du bassin naturel dont les écoulements sont interceptés. Le régime est celui de la déclaration au-delà de 1 hectare et en dessous de 20 hectares, puis de l’autorisation à partir de 20 hectares. (Légifrance)
Ces seuils ne constituent pas une dispense des règles locales pour les projets plus petits. Une maison individuelle située sous le seuil d’un hectare peut donc malgré tout devoir respecter une obligation d’infiltration, de stockage ou de limitation du rejet prévue par le PLU.
Eaux pluviales et assainissement non collectif : ne pas confondre
Une étude de perméabilité peut être évoquée aussi bien pour les eaux pluviales que pour un assainissement non collectif. Pourtant, les deux études ne répondent pas au même besoin.
| Eaux pluviales | Assainissement non collectif | |
|---|---|---|
| Eau concernée | Pluie provenant des toitures, terrasses, accès et stationnements | Eaux usées domestiques |
| Objectif | Infiltrer, retenir, réguler ou évacuer les ruissellements | Traiter puis évacuer les eaux usées |
| Interlocuteur principal | Commune, intercommunalité, service pluvial ou gestionnaire de réseau | SPANC |
| Données de conception | Surfaces imperméabilisées, pluie de projet, débit de fuite, volume de stockage | Nombre de pièces principales, filière de traitement, aptitude du sol |
| Livrable | Étude de sol pour infiltration, éventuellement complétée par une étude hydraulique | Étude de conception ou étude de filière ANC |
Pour une installation d’assainissement non collectif, la commune peut notamment fixer des règles techniques relatives aux études de sol et au choix de la filière en fonction de la perméabilité. Le projet est contrôlé par le SPANC. (Service Public)
Un essai réalisé pour l’ANC ne peut donc pas être réutilisé automatiquement pour les eaux pluviales. Sa localisation, sa profondeur, sa méthode et son objectif peuvent être incompatibles avec le futur ouvrage d’infiltration. L’inverse est également vrai : un rapport consacré aux eaux pluviales ne remplace pas une étude de filière demandée par le SPANC.
Les deux démarches doivent être coordonnées lorsqu’elles concernent la même parcelle. Il faut notamment éviter que les eaux pluviales ne perturbent le fonctionnement de l’installation d’assainissement ou que les deux ouvrages se disputent la même emprise disponible.
Essai Porchet, Lefranc et autres méthodes
Il n’existe pas un essai universel adapté à tous les terrains et à tous les ouvrages. La méthode doit être choisie selon :
- la profondeur de la mesure ;
- la nature des couches rencontrées ;
- le niveau de la nappe ;
- la surface intéressée par l’essai ;
- le sens d’écoulement recherché ;
- le type et la profondeur du futur ouvrage.

Le Cerema recommande de rechercher une cohérence entre le principe de l’essai, le volume de sol réellement sollicité, sa position en plan et en profondeur et le fonctionnement attendu de l’aménagement. (Assainissement Collectif)
L’essai Porchet
L’essai Porchet consiste généralement à mesurer l’infiltration de l’eau dans une cavité de faible diamètre, après une phase de mise en eau et de saturation. Il fournit une valeur locale à la profondeur testée.
Il peut être pertinent pour des ouvrages peu profonds et de dimensions limitées, à condition que :
- la cavité soit implantée dans la couche réellement sollicitée ;
- le protocole de saturation soit adapté au sol ;
- les conditions de réalisation soient décrites ;
- le résultat soit replacé dans le contexte géologique et hydrogéologique.
Sa simplicité ne signifie pas qu’un seul point suffit à représenter toute une parcelle.
Pour approfondir le choix de la méthode, voir notre comparaison entre les essais d’infiltration Porchet et Lefranc.
L’essai Lefranc
L’essai Lefranc est réalisé en forage, dans des sols situés sous la nappe. Il sert à déterminer un coefficient local de perméabilité du terrain en place. La norme NF EN ISO 22282-2 définit notamment sa préparation, son mode opératoire et la présentation des résultats. (Boutique AFNOR)
Il ne constitue pas une version « plus complète » du Porchet. Il répond à une question différente. Le guide Oasis du Cerema indique que les essais en nappe de type Lefranc sont peu adaptés à l’évaluation de la capacité d’infiltration superficielle recherchée pour de nombreux dispositifs de gestion des eaux pluviales. (Oasis)
Un Lefranc peut néanmoins être utile lorsque le projet nécessite de caractériser une couche profonde saturée ou de comprendre les conditions hydrogéologiques du site.
Les autres méthodes possibles
Selon le projet, le bureau d’étude peut retenir notamment :
- l’infiltromètre à simple ou double anneau, adapté aux mesures depuis la surface ;
- l’essai en fosse de type Matsuo, qui sollicite un volume de sol plus important ;
- le perméamètre de Guelph, utilisé à faible profondeur dans la zone non saturée ;
- un essai en forage de type Nasberg, destiné à caractériser des horizons plus profonds ;
- des sondages pédologiques ou géotechniques, pour identifier les différentes couches avant de positionner les essais ;
- des observations piézométriques, lorsque la présence ou les variations de la nappe constituent un enjeu.
Le choix ne doit pas reposer uniquement sur le coût ou la disponibilité du matériel. Il doit permettre de représenter aussi fidèlement que possible le fonctionnement du futur ouvrage.
Pourquoi un essai isolé peut-il être insuffisant ?
Un résultat de perméabilité caractérise le sol testé à un endroit, à une profondeur et dans des conditions données. Il ne décrit pas automatiquement l’ensemble du terrain.
Deux points distants de quelques mètres peuvent rencontrer :
- de la terre végétale puis un remblai compacté ;
- une couche limoneuse puis un horizon graveleux ;
- une lentille sableuse locale ;
- un terrain naturel et une ancienne fouille remblayée ;
- des épaisseurs de sol différentes ;
- des traces d’eau ou une couche restrictive à des profondeurs variables.
Le Cerema précise que la nature, le nombre, la localisation et la profondeur des essais doivent être adaptés à la géologie, à la superficie, à la topographie et aux orientations d’aménagement. Il souligne également les incertitudes liées au caractère ponctuel des investigations, à l’hétérogénéité du sol et aux conditions de réalisation. (Assainissement Collectif)
La profondeur doit correspondre au futur ouvrage
Un essai réalisé à 50 centimètres de profondeur n’est pas nécessairement exploitable pour dimensionner un puits dont la base se trouve plusieurs mètres plus bas. De même, une mesure profonde ne représente pas nécessairement la capacité d’infiltration d’une noue superficielle.
Il faut donc connaître, au moins approximativement :
- l’implantation du futur dispositif ;
- sa profondeur probable ;
- sa surface d’infiltration ;
- le fonctionnement recherché par le fond, les parois ou les deux.
Le nombre d’essais dépend du site
Il n’existe pas de nombre minimal national applicable indifféremment à tous les projets. Un petit ouvrage sur un terrain homogène et un lotissement implanté sur plusieurs hectares ne nécessitent pas le même programme.
À titre de repère pour le dimensionnement, le guide Oasis mentionne un programme souhaité d’au moins trois essais, avec des investigations supplémentaires lorsque les résultats présentent des écarts importants. Il ne s’agit pas d’une obligation réglementaire générale, mais d’un niveau de connaissance recommandé dans le cadre de cette méthode. (Oasis)
Lorsque les valeurs sont dispersées, il est généralement plus robuste de présenter une plage de résultats et d’expliquer la variabilité que de calculer une moyenne unique. Une valeur basse ou sécuritaire peut être retenue pour la conception lorsque les données le justifient. (Oasis)
Un article spécifique détaille les limites d’un essai Porchet utilisé seul pour l’infiltration des eaux pluviales.
Sol, nappe, pente et emprise disponible
La perméabilité ne constitue qu’une partie de la décision. Un terrain peut laisser passer l’eau tout en présentant d’autres contraintes incompatibles avec l’ouvrage envisagé.
La nature et la succession des sols
Le rapport doit distinguer les couches superficielles, les remblais et le terrain naturel. Une couche perméable de faible épaisseur reposant sur un horizon beaucoup moins perméable peut provoquer une accumulation d’eau ou un écoulement latéral.
L’étude doit également rechercher les contraintes susceptibles d’influencer la stabilité ou le fonctionnement de l’aménagement :
- sols sensibles au tassement ;
- argiles sujettes au retrait-gonflement ;
- remblais hétérogènes ;
- terrains karstiques ou sujets à la dissolution ;
- risque de glissement ;
- cavités connues ou suspectées ;
- migration possible de particules fines.
Une bonne valeur mesurée dans un horizon isolé ne suffit donc pas à conclure sans coupe de sol et sans compréhension des couches sous-jacentes.
La présence d’une nappe
Le niveau de la nappe peut limiter le volume de sol disponible pour infiltrer et modifier le comportement du dispositif. Les investigations doivent rechercher les arrivées d’eau, les traces d’hydromorphie et, lorsque l’enjeu le justifie, les variations saisonnières.
Le Cerema recommande de relier ces observations à la profondeur de la base du futur ouvrage. Les périodes de hautes eaux sont à privilégier lorsqu’il faut approcher le niveau maximal de la nappe ; la pose de piézomètres est décidée au cas par cas. (Assainissement Collectif)
Une absence d’eau observée dans un sondage ponctuel ne prouve pas, à elle seule, l’absence de nappe en toute saison.
La pente et l’environnement proche
Sur un terrain en pente, l’eau infiltrée peut se déplacer latéralement et ressortir plus bas. L’étude doit donc tenir compte :
- des constructions situées en aval ;
- des murs de soutènement ;
- des talus ;
- des limites de propriété ;
- des sous-sols et ouvrages enterrés ;
- des fondations existantes ou projetées ;
- des cheminements préférentiels de l’eau.
Il n’existe pas une distance nationale unique entre tout ouvrage d’infiltration et toute construction. La distance à retenir dépend du terrain, de la pente, du type d’ouvrage, de son volume, de la profondeur des fondations et des prescriptions locales.
L’emprise disponible
La faisabilité dépend à la fois de la vitesse d’infiltration et de la surface mobilisable. Un sol relativement peu perméable n’interdit donc pas nécessairement toute gestion à la parcelle : une solution plus étendue et moins profonde peut parfois être étudiée.
Selon le contexte, le projet peut associer :
- infiltration répartie ;
- stockage temporaire ;
- restitution à débit limité ;
- récupération et réutilisation ;
- noues et espaces végétalisés ;
- revêtements perméables ;
- trop-plein sécurisé.
Ces solutions doivent être dimensionnées, et non choisies à partir de la seule valeur de perméabilité. Lorsque l’infiltration totale n’est pas compatible avec le terrain, le rapport doit fournir les éléments permettant de justifier une infiltration partielle ou une autre stratégie autorisée localement.
Les prescriptions variant fortement selon les territoires, la page consacrée à la gestion des eaux pluviales à Marseille illustre l’intérêt de croiser l’étude du terrain avec la réglementation locale.
Que contient un rapport exploitable ?
Un document indiquant uniquement « perméabilité : 15 mm/h » est difficilement utilisable. Sans plan, profondeur, protocole et coupe de sol, il est impossible de savoir si cette valeur représente réellement le futur ouvrage.
Un rapport exploitable doit présenter au minimum les éléments suivants.
Le contexte du projet
Le rapport doit préciser :
- l’adresse et les références de la parcelle ;
- la nature du projet ;
- les plans et documents utilisés ;
- les surfaces ou ouvrages concernés ;
- les prescriptions locales transmises ;
- l’objectif exact de l’étude.
Le programme d’investigations
Il doit décrire :
- la méthode retenue et sa référence normative lorsqu’elle existe ;
- le nombre d’essais ;
- leur implantation en X, Y et Z ;
- la profondeur et la géométrie des cavités ou forages ;
- les conditions de préparation ;
- la durée de mise en eau et de saturation ;
- les dates et conditions météorologiques ;
- les éventuelles difficultés rencontrées.
La reconnaissance des sols et de l’eau
Les coupes doivent identifier les différentes couches, leur profondeur, les remblais éventuels et les indices de présence d’eau.
Lorsque cela est nécessaire, le rapport précise également :
- le niveau d’eau observé ;
- la date de l’observation ;
- son caractère ponctuel ;
- les traces d’hydromorphie ;
- les données piézométriques disponibles ;
- les limites liées aux variations saisonnières.
Les résultats et leur traçabilité
Les résultats doivent être fournis avec :
- les unités employées ;
- les données brutes utiles ;
- les courbes d’infiltration ;
- la méthode de calcul ;
- les valeurs obtenues pour chaque point ;
- des photographies ;
- une appréciation de la cohérence et de la dispersion des mesures.
Le guide du ministère et du Cerema prévoit notamment des comptes rendus datés et visés, accompagnés des courbes d’infiltration. Il demande également de préciser la méthode, les moyens matériels, les conditions météorologiques, la localisation tridimensionnelle et la géométrie des investigations. (Assainissement Collectif)
Une synthèse adaptée au besoin
Le rapport doit expliquer ce que les investigations permettent réellement de retenir :
- zones plus ou moins favorables ;
- profondeur compatible avec les mesures ;
- hétérogénéités constatées ;
- valeur ou plage de valeurs utilisable pour la suite des études ;
- limites des résultats ;
- investigations complémentaires éventuellement nécessaires ;
- contraintes de terrassement, de stabilité ou de proximité des ouvrages.
Le périmètre contractuel doit néanmoins être clairement défini. Un rapport d’essais et une étude hydraulique complète sont deux livrables différents. Le premier fournit les données de terrain ; le second calcule les volumes, surfaces d’infiltration, débits, niveaux d’eau et conditions de débordement.
Articulation avec l’architecte et le bureau hydraulique
La gestion des eaux pluviales doit être étudiée de manière itérative. Tester le sol avant de connaître l’implantation du projet peut conduire à réaliser les essais au mauvais endroit. À l’inverse, figer le plan masse avant de connaître le terrain peut rendre la solution prévue irréalisable.
Le rôle de l’architecte ou du maître d’œuvre
L’architecte fournit notamment :
- le plan masse ;
- les niveaux projetés ;
- les surfaces de toiture ;
- les accès et stationnements ;
- les espaces libres ;
- les contraintes architecturales ;
- l’implantation possible des ouvrages.
Ces informations permettent de cibler les zones à investiguer.
Le rôle du bureau spécialisé dans les sols
Le bureau d’étude définit un programme adapté, réalise les reconnaissances et caractérise :
- les couches de sol ;
- la perméabilité ou la capacité d’infiltration ;
- les hétérogénéités ;
- la présence d’eau ;
- les contraintes géotechniques associées.
Le Cerema distingue la réalisation des études de sol de l’exploitation de leurs résultats par l’équipe de conception lors de l’avant-projet et du projet. (Assainissement Collectif)
Le rôle du bureau hydraulique
Le bureau hydraulique utilise les résultats pour calculer :
- les surfaces actives raccordées ;
- les volumes de ruissellement ;
- le volume de stockage ;
- la surface et la profondeur de l’ouvrage ;
- le temps de vidange ;
- le débit de fuite ;
- le niveau de surverse ;
- le fonctionnement lors d’une pluie supérieure à la pluie de dimensionnement.
Il vérifie également la conformité de la solution avec les règles locales et prépare, lorsque cela entre dans sa mission, la note hydraulique ou le dossier réglementaire.
Peut-on coordonner l’étude avec une G2 ?
Une étude de perméabilité des eaux pluviales n’est pas automatiquement incluse dans une mission G2. Les objectifs sont différents : la G2 porte sur la conception géotechnique du projet, tandis que les essais d’infiltration caractérisent le sol en vue de la gestion des eaux.
Les deux campagnes peuvent néanmoins être coordonnées. Cela peut permettre de mutualiser une intervention, d’exploiter les coupes de sol disponibles et d’améliorer la compréhension générale du site. Les essais dédiés aux eaux pluviales doivent cependant rester implantés aux endroits et aux profondeurs pertinents pour les ouvrages envisagés.
L’étude peut donc être commandée :
- comme une prestation autonome ;
- en complément d’une étude G2 ;
- dans une campagne associant géotechnique, hydrogéologie et hydraulique ;
- en plusieurs étapes, entre esquisse et conception définitive.
Documents nécessaires au devis
Plus la demande est documentée, plus le bureau d’étude peut proposer un programme adapté. Les pièces suivantes sont particulièrement utiles.
Localisation et contexte réglementaire
Transmettre :
- l’adresse exacte du terrain ;
- la référence cadastrale ;
- un plan de situation ;
- la demande de la mairie ou du service instructeur ;
- l’extrait du PLU ou du règlement pluvial concerné ;
- les prescriptions du lotissement, le cas échéant.
Plans du projet
Joindre, même en version provisoire :
- le plan masse ;
- le plan topographique ;
- les niveaux du terrain et du projet ;
- l’emprise des constructions ;
- les surfaces de toiture ;
- les terrasses, accès et stationnements ;
- la position envisagée des ouvrages pluviaux ;
- le point de rejet ou le réseau existant.
Les documents de référence recommandés par le Cerema comprennent notamment la présentation du projet, son plan de localisation, les données topographiques et les études antérieures disponibles. (Assainissement Collectif)
Études et informations déjà disponibles
Il est utile de fournir :
- une étude G1 ou G2 ;
- une étude hydrogéologique ;
- une étude ANC ;
- une ancienne étude de perméabilité ;
- les plans des réseaux ;
- un diagnostic de pollution ;
- les données relatives à un puits ou à une nappe ;
- les photographies du terrain ;
- les informations sur les remblais ou les anciens usages du site.
Contraintes d’accès
Le devis doit aussi prendre en compte :
- la possibilité d’accéder avec le matériel ;
- la présence de clôtures ou de murs ;
- les réseaux enterrés ;
- les zones circulées ;
- la remise en état attendue ;
- la disponibilité d’un point d’eau ;
- les autorisations nécessaires pour intervenir.
Erreurs fréquentes à éviter
Commander « un Porchet » sans préciser le projet
La méthode ne peut pas être correctement choisie sans connaître la future profondeur, l’emprise et le type d’ouvrage. Commander un essai unique avant l’élaboration du plan masse risque de produire une donnée inutilisable.
Confondre valeur de perméabilité et dimensionnement
La valeur mesurée est une donnée d’entrée. Elle ne détermine pas, à elle seule, le volume du bassin, la longueur d’une tranchée ou la taille d’un puits.
Tester uniquement la terre végétale
La couche superficielle peut être retirée lors des terrassements. L’essai doit concerner le sol qui sera réellement en contact avec le futur ouvrage.
Ignorer la variabilité du terrain
Une valeur favorable obtenue dans un point singulier ne doit pas être généralisée sans vérifier la cohérence avec les autres observations.
Oublier la nappe et les couches profondes
Un sol perméable en surface peut reposer sur une couche restrictive ou sur une nappe peu profonde. Le dispositif risque alors de se remplir sans pouvoir se vidanger comme prévu.
Utiliser une étude ANC comme étude pluviale
Même lorsque les deux documents comportent un essai de perméabilité, leurs objectifs et implantations sont différents.
Ne pas prévoir le fonctionnement en cas de saturation
Tout dispositif doit être associé à une réflexion sur son trop-plein, les écoulements de surface et les conséquences d’une pluie dépassant ses capacités.
Questions fréquentes
L’étude est-elle obligatoire pour obtenir un permis de construire ?
Pas pour tous les permis de construire en France. Elle peut devenir nécessaire lorsqu’un document local impose l’infiltration, limite le rejet ou demande de justifier l’impossibilité d’infiltrer. Elle peut aussi être réclamée comme pièce technique permettant d’établir la conformité du projet.
La mairie peut-elle imposer un essai Porchet précis ?
Une prescription locale peut définir un protocole ou un contenu minimal. En l’absence de méthode expressément imposée, le prestataire doit sélectionner un essai adapté au terrain et à l’ouvrage, puis justifier son choix.
Combien d’essais faut-il réaliser ?
Le nombre dépend de la superficie, de l’hétérogénéité du terrain, de la profondeur et du type d’aménagement. Il n’existe pas de nombre national unique. Pour un dimensionnement, le repère d’au moins trois essais proposé par le guide Oasis peut être pertinent, mais il doit être adapté au projet. (Oasis)
Une étude G2 remplace-t-elle l’étude de perméabilité ?
Non, sauf si son programme et son rapport comportent explicitement les investigations adaptées à la gestion des eaux pluviales. Une G2 classique peut fournir des informations utiles sur les sols sans donner les valeurs et interprétations nécessaires à l’infiltration.
Un sol argileux interdit-il toute infiltration ?
Pas automatiquement. Il faut examiner la nature et l’épaisseur des couches, la variabilité du terrain, la nappe, la pente et l’emprise disponible. Le résultat peut conduire à une infiltration répartie ou partielle, à un stockage avec restitution régulée, ou à la justification d’une autre solution autorisée localement.
Qui dimensionne l’ouvrage ?
Le dimensionnement relève généralement du bureau hydraulique ou du maître d’œuvre disposant des compétences correspondantes. Il utilise l’étude de sol avec les surfaces imperméabilisées, les règles pluviométriques et les prescriptions de rejet applicables au projet.
Demander une étude de perméabilité adaptée au projet
Pour obtenir un devis correctement cadré, transmettez le plan masse, la demande de la commune, les documents réglementaires disponibles et les études de sol déjà réalisées. Geo2mo pourra définir une prestation autonome ou coordonnée avec une G2, avec des essais implantés aux profondeurs et emplacements utiles au projet.